Basket Coupe de Tunisie (Demi-finales) : Le S.N. en toute logique, l’E.S.R. avec des effluves nostalgiques





Même s’il est vrai que le CA et la JSK peuvent invoquer la saturation mentale et physique, d’autres considérations sont à l’origine des retentissants succès du SN et de l’ESR. Au premier rang desquels le mérite et l’incontestable supériorité qu’ils ont manifestés à tous les niveaux.


 


Relativement épuisés par leurs titanesques confrontations dans le cadre des demi-finales du super play off, Clubistes et Kairouanais ont été littéralement submergés, ballottés même. Mais il n’y a pas que ce facteur à l’origine de cette culbute. Pour le match de Nabeul, la vérité du parquet a, en effet, donné à voir un SN dominateur dans tous les registres du jeu. Les Potiers ont visiblement très bien préparé leur match, en optimisant, d’abord au maximum leurs atouts et en bémolisant autant que faire se peut, les points forts adverses. A la clé, une défense nabeulienne indépassable, à la lumière d’un homme-à-homme agressif et dissuasif, d’un rebond intraitable, le tout agrémenté par un redéploiement offensif en contres ou, sur attaques placées, une adresse désarmante au niveau des tirs au-delà des 6,25 mètres, exercice dans lequel B. Hadidane, Mbarek et Rzig ont particulièrement brillé. C’est surtout lors des 3e et 4e QT que les Nabeuliens se sont le mieux extériorisés. Côté clubiste, ce fut un fiasco total. Aucune imagination en attaque; absence de tireurs d’élite dignes de ce nom et, sûrement faute de solutions salvatrices, un entêtement à perforer une défense adverse, véritable rempart inexpugnable, en pure perte. Le naufrage aurait pu être encore plus désastreux puisqu’à 4’ de la fin, les Clubistes n’avaient encore marqué que… 32 points, moment que choisit le coach nabeulien pour chambouler complètement son cinq majeur et effectuer un turn over dans le but de faire gagner à tous ses joueurs le maximum de compétitivité possible. Si les Nabeuliens, qualifiés sur deux fronts en finale, confirment leur rang traditionnel, les Clubistes devraient sérieusement envisager l’avenir à partir d’autres paramètres, l’ossature de l’équipe étant réellement vidée de sa substantifique moelle.


Evolution du score par QT: (15-6), (33-21), (50-27) et (77-47).


Un seul être vous manque…


A Radès, l’événement était chargé d’effluves nostalgiques. En effet, il a fallu… 20 ans aux Radésiens pour être, de nouveau, principal protagoniste d’une grande apothéose. Un bel hommage aux Senoussi, Mrad et autres feu Bouhima. Pour les Kairouanais, l’argument inhérent à l’issue physique, au même titre que pour le CA, n’a pas été vraiment déterminant. En revanche, l’absence de Maoua s’est terriblement ressentie. L’international kairouanais, touché aux ligaments lors de la belle, n’a été incorporé, en désespoir de cause, que lors du troisième QT. Mais, après quelques minutes, il a dû abandonner, sans avoir pu signer le moindre point.


Toutes ces données ne doivent, en aucune façon, diminuer le mérite des radésiens. Sous la férule du futé Badreddine Ben Amor, ils ont minutieusement préparé leur match. Et, soutenus par un public en délire, assoiffé de conquêtes, ils ont dominé leurs vis-à-vis. Un peu à l’instar des Nabeuliens face aux Clubistes, ils ont été souverains en défense et dans l’exercice des tirs de la longue distance, outre une présence hégémonique dans les rebonds grâce à un phénoménal Ghayaza (sûrement le futur pivot n°1 du pays) et au Congolais Gégé. L’ESR en finale, une belle preuve que les bastions ne meurent jamais, en dépit de leur modicité pécuniaire.


Evolution du score par QT: (15-18), (37-31), (59-45) et (74-65).


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com