CHRONIQUE – Textile : Des soucis à l’horizon…





* Une analyse de Tahar El Almi


 


Les premiers soucis risquent de ressurgir à nouveau, dans un secteur à forte contribution à la croissance,  à l’emploi et aux échanges extérieurs. Pour la première fois depuis deux ans, on enregistre un recul du taux de couverture des importations par les exportations du secteur.


Les statistiques récentes de l’Institut National de la Statistique (INS), indiquent que le secteur du textile a réalisé une valeur ajoutée au coût de facteur T4-2007 (547 millions de dinars contre 519.2 MD au cours du T3-2007  et contre 476.5 MD au cours du T4-2006).


Aux prix constants, la valeur ajoutée aux coûts des facteurs du T4-2007 a été de 274.1 MD  contre 260.6 MD au cours du T3-2007 et contre 249.9 MD au cours du T4-2006.


Au cours de l’année 2007, le secteur a réalisé une valeur ajoutée au prix courant de 1066.1 MD contre 1008.1 MD au terme de 2006. Aux prix constants, le taux de croissance de l’activité du secteur a été de 5.8% pour 2007 contre (– 2.6%) en 2006.


Au niveau du commerce extérieur, le secteur a exporté pour 5984.6 MD en 2007 contre 5150.6 MD en 2006. Au niveau des importations du secteur, les données sont de 4031.6 MD en 2007 contre 3212.9 MD en 2006. Ce qui dégage un solde positif de 1953.0 MD en 2007 contre 1837.7 MD en 2006 et un taux de couverture des importations par les exportations qui est passé de 155.5 % en 2006 à 148.4% en 2007, soit un repli de 7.1 points en pourcentage, d’une année à l’autre.


Ces données indiquent que le secteur textile s’est repris d’une manière très sensible  après quatre années de dépression, où la production a fortement chuté. Il semblait que les entreprises du secteur ne sont pas adaptées à la configuration et aux contraintes internationales et leur impact sur le marché mondial et aux marchés Euro – Méditerranée.


Il reste que tout n’est pas rose pour le secteur.


Indépendamment des facteurs conjoncturels sous-tendus pas la récession dans la zone Euro et d’une dépression de la demande des ménages, qui en découle, les professionnels du secteurs mettent en exergue «la structuration du marché notamment en Méditerranée, où des fusions – acquisitions – délocalisations d’entreprises textiles bouleversent la donne concurrentielle, au profit de pays comme l’Egypte et la Jordanie, et au détriment du Maroc et de la Tunisie.


Initiateur principal de la tendance, la Turquie : l’inflation des prix pousse à l’inflation des salaires, qui, à son tour, propulse les coûts de production à des niveaux non acceptables par les entreprises turques… qui sont amenées à chercher à se délocaliser dans des pays à très bas salaires et à des coûts de l’énergie acceptables, en l’occurrence l’Egypte et la Jordanie.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com