La L1 comme elle va : Une fin de saison où… tout est permis !





Seules deux journées restent à disputer en L1 et la tension est déjà extrême partout où il y a de l’enjeu. A Béja, Sousse, El Menzah, Bizerte ou Hammam-Lif, les matches ont connu une chaleur inhabituelle.


 


Dans un tel contexte, quelques individualités en profitent pour faire les héros dont un certain Moez Ben Thabet qui a tout fait l’espace d’un seul match.


La carrière gâchée de Ben Thabet


Pour revenir au match de Sousse entre l’ESS et EGSG, on y a vu tous les écarts possibles sauf, heureusement, ceux du public qui était pourtant nerveux et tendu. En seconde mi-temps, la confusion était presque totale aux bords du terrain avec des intrus près des bancs ou même derrière les deux gardiens de but. Et comme si ceci ne suffisait pas, Moez Ben Thabet, le keeper gafsien, a décidé de monter son propre spectacle qui a débuté en cours de jeu pour prendre fin dans les vestiaires, après mille et une interventions. Ce gardien, pétri de qualités, a convaincu là où il était passé, particulièrement au CAB, à l’EOGK et actuellement à EGSG. Certains n’hésitent pas à le comparer à un lion et ils n’ont pas totalement tort. Pour un tel joueur qui a même raison d’avoir des ambitions plus larges, l’image de marque n’est pas aussi... brillante. Ben Thabet a eu des problèmes là où il était passé. Au CAB, il y a eu cet incident avec M. Ahmed Karoui, son président et ce fameux «coup de porte» qui lui a valu une longue suspension.


A l’EOGK, Ben Thabet a été le champion de l’anti-jeu. Il a brillé par ses prouesses dans la cage et surtout par son art de gaspiller du temps et de casser le rythme imposé par l’adversaire. Cette attitude exagérée engendre souvent des réactions adverses parfois violentes et démesurées, mais c’était toujours en réponse aux provocations de Ben Thabet.


Pour un keeper qui a du métier, et dont la compétence est incontestée, un tel comportement n’est plus acceptable et Moez doit revoir certaines choses qui ne feront de lui qu’un gardien de but d’une équipe au jeu négatif qui joue uniquement pour ne pas perdre et pour énerver l’adversaire. Avec une plus grande correction, il est pourtant capable de faire une belle carrière avec de grandes équipes.


Revoilà Cabral


Que s’est-il passé au Parc B pour voir Youssef Zouaoui faire ses valises et partir ? Pourtant, il était arrivé en véritable messie il y a quelques mois et il avait la charge de rebâtir une grande équipe espérantiste. Le bilan de Zouaoui n’est pas très brillant, avec quelques défaites inattendues en Coupe de la CAF et trois faux pas lors des quatre derniers matches en L1, mais en vérité, qu’attend-t-on de la venue de Zouaoui et était-il capable de mieux faire ?


Cette décision est venue prouver que les dirigeants se sont trompés quelque part car cet entraîneur qui a connu beaucoup de réussite il y a quelques années dans un contexte particulier n’était pas forcément l’homme de la situation actuellement. De même, pourquoi a-t-on laissé partir Cabral pour le faire revenir quelque temps après ? A l’EST, il n’y a pas eu de logique convaincante dans la gestion du volet technique. Le va-et-vient des techniciens, peut-être sous la pression du public, est inexplicable et ça se voit bien que les décisions n’ont pas été prises par une commission technique composée de connaisseurs, et l’Espérance n’en manque pas évidemment. Déjà, quelques initiés ont prédit l’incapacité de Zouaoui de refaire ce qu’il avait construit il y a des années car, dans un nouvel environnement, beaucoup de choses ont changé et le coach doit bosser très dur pour voir son équipe s’imposer à la régulière.


A présent, verra-t-on l’EST réussir beaucoup plus avec Cabral ? Ce dernier, compétent mais jamais pressé par les résultats, tentera de former une équipe solide qui mettra peut-être du temps à voir le jour. Alors, sera-t-on assez patients pour l’attendre et ne pas penser aux titres ?


K.Z.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com