9e congrès de l’Association franco-tunisienne de Cardiologie : Des avancées dans le traitement de certaines pathologies





Hammamet-Le Quotidien


Durant trois jours, d’éminents spécialistes dans le domaine de la cardiologie ont échangé leurs expériences dans le cadre du 9e congrès de l’Association franco-tunisienne de Cardiologie tenu récemment à Hammamet. Deux cent vingt-cinq travaux ont été présentés dans une élégante brochure préparée pour la circonstance et distribuée à tous les participants. Les recherches, basées pour la plupart sur des observations cliniques, concernent des thèmes variés qui tentent de donner des réponses à divers aspects des pathologies cardiologiques. Le stress, les malformations, l’infarctus chez les sujets jeunes, les syndromes coronariens, les complications précoces des stimulateurs cardiaques, l’utilisation moderne des bêtabloquants et de nouveaux traitements, résultats post-opératoires des patients coronariens, le pontage aorto-coronarien à cœur battant : tels sont quelques thèmes des travaux.


S’il n’y a pas de surprises particulières dans le domaine des nouveautés, il apparaît clairement que les travaux, de par leur qualité, sont de nature à confirmer le progrès réalisé dans le traitement des maladies cardiovasculaires devenues le mal du siècle. Certaines pathologies ne nécessitent plus d’interventions chirurgicales et peuvent être traitées par des interventions bénignes comme certaines formes d’hypertension. D’autres pathologies peuvent être traitées par des décharges électriques.


Nous avons sollicité le témoignage de trois éminents spécialistes dans ce domaine à savoir MM. Mohamed Gueddiche, Président d’honneur de la Société tunisienne de cardiologie et Conseiller auprès du Président de la République, Habib Thameur, professeur de cardiologie à la faculté de médecine de Tunis, et Samuel Lévy, professeur de cardiologie à Marseille.


_____________________


 


Dr Mohamed Gueddiche, président d’honneur de la Société tunisienne de cardiologie et Conseiller auprès du Président de la République :


Nous collaborons d’égal à égal avec nos partenaires


Ce 9e congrès revêt une grande importance dans la mesure où il offre une opportunité importante pour la rencontre des compétences tuniso-françaises dans le domaine de la cardiologie. Nous avons invité des sommités qui sont venues partager leurs expériences et savoir-faire avec leurs homologues tunisiens. Cette manifestation nous a permis de découvrir les nouveautés en matière de cardiologie. Les derniers travaux des cardiologues tunisiens ont été présentés. Je peux dire qu’aujourd’hui la médecine a pu découvrir la composition des cellules du cœur et prodiguer ainsi les soins adéquats.


Aujourd’hui, nous connaissons de plus en plus les mécanismes du fonctionnement du cœur et les raisons  de certaines maladies. Et nos médecins sont en mesure de réaliser les opérations les plus compliquées. Ce climat a permis, d’une manière générale, de développer la médecine cardiovasculaire. De l’avis de tous les spécialistes, nous avons atteint un  niveau respectable.


Nos étudiants sont toujours bien reçus à l’étranger en raison du niveau appréciable de leur formation en Tunisie. Je peux vous dire aujourd’hui que nous collaborons d’égal à égal avec nos partenaires.


Dr Habib Thameur, (cardiologue et professeur à la faculté de médecine de Tunis):


Echange d’idées et confrontations d’expériences


L’évolution de la médecine cardiovasculaire est constante. Les traitements des maladies du cœur sont de plus en plus à la portée de la médecine moderne.


Ce 9e congrès de l’Association franco-tunisienne de Cardiologie nous a permis de découvrir les dernières nouveautés en la matière. Certaines maladies, autrefois non-guérissables, peuvent être traitées efficacement grâce à la chirurgie. Je cite une composante de l’hypertension engendrée par le rétrécissement de l’aorte. Cette forme d’hypertension peut être traitée définitivement par le biais d’une intervention chirurgicale bénigne.


Je saisis cette occasion pour soulever une question très importante à savoir la prévention. Outre les activités physiques telles que définies par l’OMS, nous devons nous débarrasser de certaines mauvaises habitudes alimentaires comme l’abus de l’utilisation du sel dans la nourriture.


Ce congrès ne nous réserve pas de surprises dans le domaine de l’innovation, mais il nous permet d’échanger les idées et de confronter nos expériences.


Dr Samuel Lévy (professeur de cardiologie à Marseille)


Des progrès dans le domaine de l’imagerie et du traitement non-invasif


Je dois tout d’abord vous dire que j’habite Marseille et que je suis méditerranéen autant que vous, je suis plus près de vous que de Paris. Le but de ce congrès est de créer une forme de coopération entre la Tunisie et la France. Nous avons toujours eu des rapports informels, mais grâce à l’Association, les contacts sont devenus plus structurés. Ce congrès est devenu important, car il permet aux jeunes cardiologues de prendre part à un forum pour présenter leurs travaux. Il est important de préparer la jeunesse à exercer la profession dans un meilleur cadre. Cette rencontre stimule les jeunes et leur permet d’accomplir un travail de qualité. Il existe des deux côtés d’énormes potentialités qui doivent être exploitées.


Des progrès ont été réalisés dans le domaine de la médecine cardiovasculaire notamment dans le domaine de l’imagerie et du traitement non  invasif. Nous savons maintenant quel malade nécessite un scanner ou un coronographe. L’approche est différente.


 


Propos recueillis par


Lotfi TOUATI




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com