En marge de C.A. – Enyimba (2-1) : Eliminés mais rassurés





Le miracle clubiste n’a finalement pas eu lieu, les hommes de Bab Jedid n’étant pas parvenus à renverser la tendance. Ceux qui y croyaient se sont-ils en fait leurrés ?


 


A vrai dire, et au vu de la prestation fournie par Wissem Yahia et ses partenaires, au vu surtout des opportunités qu’ils ont créées, au vu, enfin, du volume du jeu présenté, on est pratiquement passé de justesse à côté d’un exploit mémorable !


Les Clubistes ont en effet dominé outrageusement leur adversaire du jour, l’acculant dans ses derniers retranchements. Un adversaire qui a fait d’ailleurs son choix dès le départ en se recroquevillant sur lui-même et défendant ses zones en masse, fort des quatre buts acquis à l’aller.


Les Nigérians n’ont effectivement jamais dérogé à leur ligne de conduite de tout au long de la rencontre, optant pour une position attentiste, convaincus que leurs vis-à-vis étaient acculés à prendre des risques afin de sauter le verrou.


Tout a bien commencé pourtant pour le représentant tunisien, avec ce but précoce réussi au cours des minutes initiales et qui a rempli d’aise le public des Rouge et Blanc, toujours aussi nombreux et toujours aussi fidèle.


D’ailleurs, cette entrée en matière fulgurante aurait pu valoir beaucoup mieux aux hommes du coach Abdelhak Ben Chikha, d’autant qu’ils n’ont pas cessé leur harcèlement inlassable par la suite.


Il a toutefois fallu que la précipitation et un manque flagrant de lucidité s’en mêlent pour priver les Clubistes d’un large succès. Pour preuve, ces innombrables opportunités ratées tout à tour par Zouheir Dhaouadi, Junior Ozagi, Aymen Rehifi et Victor Exegi. Ces joueurs, essentiellement, avaient à maintes reprises le but au bout du pied, mais à chaque fois ils rataient la cage ou butaient sur un gardien décidément béni par les dieux du stade ce jour-là.


Rien n’est perdu


Qu’en reste-t-il en fin de compte de cette confrontation ? Et que garderont les férus, ou plus précisément les fans clubistes ?


Eh bien, on regrettera naturellement cet énorme gâchis et l’occasion de marquer l’histoire de cette Ligue des champions par la réalisation d’un retournement de situation quasi-impossible au départ.


Mais, «à quelque chose malheur est bon», dit-on ! Les Clubistes ont pu jauger, malheureusement à la suite d’une élimination, leurs potentialités et les quelques longueurs qui les séparent encore du gotha africain, tribut de leur éloignement de cette compétition.


Or, le tableau qu’on peut brosser à la suite de participation ne peut aucunement être tout à fait noir. Leurs jeunes joueurs ont pu tirer profit de leur titularisation, à l’instar notamment du jeune Bilel El Ifa qui n’a guère démérité pour sa première apparition.


On pense également, et surtout, à Karim Aouadhi qui a crevé encore une fois l’écran et éclipsé adversaires et partenaires grâce à son abattage et sa hargne qui lui ont permis de ratisser un terrain considérable. Bien qu’il se soit laissé surprendre sur le but des Nigérians.


On ne peut occulter également le rôle intéressant joué par Helmi Hmem, lequel est désormais ballotté un peu partout à travers la pelouse, au gré des absences et autres insuffisances.


En guise de conclusion, disons que les Clubistes n’auraient pas tout perdu en définitive. Place à présent à l’autre compétition continentale, celle de la CAF. Un challenge tout aussi motivant et non moins galvanisant. Pourvu, cependant, que l’on retienne certaines leçons.


Mansour AMARA




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com