Penser d’abord aux racines du problème





Tous les regards sont braqués, depuis plus d’une semaine, sur le Liban où tout le monde, à juste titre, craint le réveil des démons de la guerre civile.


Sans entrer dans les détails pour savoir qui a raison et qui a tort dans ce conflit ouvert qui oppose le Hezbollah et le bloc anti-syrien, il est plus utile de trouver les causes qui poussent cette nation à ne jamais connaître la sécurité et la stabilité.



Ne croyons pas à la fatalité de la guerre civile au Liban. Par contre il y a des preuves indiscutables qui montrent que chaque fois que la situation se dégrade au Liban, il y a derrière tout cela des mains israéliennes.


Les faits sont là. Cette dernière confrontation s’est déclenchée suite au lancement d'une enquête sur un réseau de télécommunications du Hezbollah. Or, les seuls qui ont des vraies raisons pour éliminer ce réseau sont les Israéliens qui voient dans le mouvement chiite une menace réelle pour leur sécurité.


Tout cela pour dire qu’avant d’essayer de trouver une solution pour le Liban, il faut d’abord penser aux causes du problème. En fait, le Liban ne connaîtra jamais la stabilité et la sécurité sans une solution globale pour toute la région et en premier lieu pour le conflit israélo-palestinien.


Malheureusement rien ne semble indiquer qu’une solution est proche dans ce registre.


Hier encore, le président israélien Shimon Peres a estimé, dans un entretien publié dans le Washington Post, qu'il est «extrêmement difficile» de parvenir actuellement à un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens.


Ces commentaires du leader israélien interviennent alors que le président George W. Bush se rend cette semaine au Proche-Orient, où son objectif d'arriver à un accord de paix avant la fin de son mandat fait face à un scepticisme grandissant.


Ils interviennent aussi au moment où le chef des renseignements égyptiens, Omar Souleimane, entame une visite en Israël pour promouvoir une trêve entre les groupes armés palestiniens et l'armée israélienne dans la Bande de Gaza.


Cela pour dire que rien n’augure d’un changement de la politique israélienne. Autrement dit que rien n’augure de la fin du calvaire libanais.


Ceci est un message aux pays occidentaux qui font aujourd’hui pression sur la Syrie et l’Iran pour qu’ils «cessent de soutenir le Hezbollah». Un message pour dire que le mal n’est pas là et qu’il faut plutôt voir du coté israélien. Qu’ils doivent plutôt peser de tout leur poids pour faire plier Israël afin qu’il accepte enfin la paix.


Le jour où Israël cessera de tuer, le jour où il rendra la terre à ses ayants-droit, le jour où il rendra la dignité confisquée aux peuples de la région, ce jour-là, tout le monde verra que le Hezbollah cessera d’exister, n’ayant plus aucune une raison d’être.


M.A.B.R.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com