Mort suspecte d’un jeune Tunisien à Grasse (France) : La justice tunisienne monte au créneau





On croit savoir que le Procureur de la République auprès du tribunal de première instance de Tunis a ordonné l’ouverture d’une  enquête judiciaire pour tirer au clair les circonstances entourant la mort du citoyen tunisien, Abdelhakim Laâjimi, survenue dans la région de Grasse qui se situe à 30 km de la ville française de Nice. Selon les premiers éléments de l’enquête la victime, âgée de 22 ans, s’était rendue le 9 mai 2008 dans une banque de la région pour retirer une somme d’argent. Les investigations révèlent à cet effet, qu’une altercation a éclaté entre un agent de la banque et le jeune Tunisien ayant conduit à l’intervention de quatre agents de la sécurité dont l’un a étranglé et violenté la victime avant de l’embarquer au poste de police à bord d’une voiture de service.


Sitôt chargé de l’affaire, le juge d’instruction a pris soin de convoquer le père de la victime pour l’interroger au sujet des circonstances ayant entouré la mort de son fils en attendant la délégation d’une commission rogatoire aux autorités judiciaires françaises de la région de Nice afin d’obtenir une copie des diverses investigations entreprises dans le cadre de cette affaire, y compris le rapport du médecin légiste expliquant les causes du décès.


Il est à noter à cet effet que les associations locales de la région de Nice chargées des affaires de l’immigration ont effectué une marche silencieuse pour protester contre la mort suspecte du citoyen tunisien, survenue au cours de son transport à bord d’une voiture de police,  tout en exprimant leur indignation et réclamant que justice soit faite.


Autant ces associations ont été promptes à réagir avec la célérité requise pour lever le voile sur les circonstances douteuses ayant entouré la mort d’un de nos concitoyens, autant on s’étonne du silence troublant des “professionnels” des droits de l’homme et de certains médias français qui ont jugé bon de ne pas dénoncer ces pratiques d’un autre âge qui constituent la négation même des droits de l’Homme.


Encore une preuve que les “belles vitrines” pseudo-démocratiques ne sont pas pour autant transparentes en matière de droits de l’Homme et de justice.


S.M.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com