Irak : Un GI tué, reprise des combats à Sadr City





Le Quotidien-Agences
Trois combattants chiîtes ont été tués dans des combats sporadiques entre miliciens et soldats américains à Sadr City dans la nuit de dimanche à lundi, après une journée d'accalmie, liée à un accord sur l'arrêt des affrontements, a annoncé hier le commandement américain.
Dans un communiqué, l'armée américaine a indiqué que trois miliciens avaient été tués dans des accrochages séparés avec l'armée américaine à Sadr City.
Le porte-parole américain a indiqué que les soldats américains avaient agi en légitime défense après avoir été attaqués à trois reprises dans ce quartier.
Des sources médicales et les services de sécurité irakiens ont annoncé, de leur côté, que deux personnes avaient été tuées et 25 blessées, parmi lesquelles des femmes et des enfants lors d'affrontements dans la nuit de dimanche à lundi.
Par ailleurs, un soldat américain a été tué dimanche dans l'explosion d'une bombe artisanale, au passage de sa patrouille dans le nord-ouest de Bagdad, selon l'armée américaine.
Les violences à Sadr City s'étaient toutefois apaisées dimanche, selon des sources concordantes.
L'armée américaine, en première ligne dans ces combats contre des miliciens chiîtes, qui ont fait des centaines de morts depuis le début du mois d'avril, a indiqué qu'une baisse des violences était survenue dès samedi soir.
Un accord était intervenu samedi entre des émissaires du gouvernement de Nouri Al-Maliki et des représentants du mouvement de Moqtada Sadr pour l'arrêt des combats.
Il prévoit que les forces armées et les forces de sécurité irakiennes prennent le contrôle de Sadr City. Par contre, il n'envisage pas la dissolution de la milice de Sadr, l'armée du Mahdi, ni son désarmement.
Le commandement américain avait annoncé dimanche que la construction d'un mur, qui a contribué à alimenter la violence à Sadr City, se poursuivrait, et que les travaux étaient déjà achevés à hauteur de 80%.
"Nous n'avons pas l'intention d'arrêter la construction du mur qui a prouvé son efficacité à assurer la sécurité et la stabilité" dans ce quartier, a affirmé hier le colonel Stover.
"Il réduit le mouvement de l'ennemi et l'introduction (à Sadr City) des armes et munitions pour les criminels", a-t-il ajouté.
Le mur, haut de plus de trois mètres, traverse Sadr City d'est en ouest sur plusieurs kilomètres. Il sépare le tiers sud du quartier du reste de ce vaste faubourg, où vivent plus de deux millions d'habitants.
Le commandement américain a expliqué que cette barrière de béton devait prévenir les tirs de mortiers contre la "zone verte", l'enclave fortifiée du cœur de Bagdad qui abrite les institutions irakiennes et l'ambassade des Etats-Unis.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com