Les désaccords entre filles et garçons : Egoïsme, matérialisme et superficialité à l’index





La nature fait que filles et garçons soient différents.Cette différence est visible sur le plan physique mais également et émotionnel.


L’on dit que les opposés s’attirent. Toutefois, cette attraction est également à l’origine de plusieurs conflits.


Quels sont justement les sujets de conflit et les points de divergence entre filles et garçons?


Tunis-Le Quotidien


Dès l’enfance, les petits prennent conscience de leur différence morphologique. L’entourage les incite à adopter les comportements, les vêtements, le langage, les jeux et les autres aspects culturels respectifs à chaque sexe. Cela dit, les différences comportementales dérivent des rôles inculqués à chacun dès l’enfance. En effet, les parents offrent aux garçons des jouets, tels que pistolets, voitures et ballons de football. Les filles, en revanche, reçoivent des poupées, des maisons pliables et des ustensiles de cuisine. Ces deux genres de jouets initient chacun des deux sexes au rôle classique attribué depuis belle lurette à un homme et à une femme. Les garçons apprennent donc à développer leur force, à se protéger et à défendre leurs territoires. Les filles sont incitées à imiter le rôle traditionnel de la femme au foyer et à cultiver le penchant doux et affectueux. L’identité des hommes et des femmes est donc fixée, selon les caractéristiques morphologiques et biologiques qui font qu’une personne soit de sexe féminin ou masculin et aux comportements qui y sont associés dès la naissance. Une fois, la nature, l’identité et les rôles déterminés, l’enfant s’apprête à devenir mature. Là, il passe par une phase méditative qui marque la transition. A la puberté, les garçons refusent d’avoir affaire aux filles et vice-versa. Cette phase transitoire survient à l’adolescence suite au besoin d’entretenir une relation avec le sexe opposé. Chacun ressent une attirance pour l’autre et une sorte de curiosité de le découvrir. C’est ainsi que filles et garçons nouent des relations de camaraderie, d’amitié ou d’amour. Sauf que la nature différente de chacun des deux, rend parfois la relation tendue et sujette aux conflits. Certes, les opposés s’attirent, mais cette différence est à l’origine de tensions qui sont relatives à la nature même des deux genres. Nombre de sujets de désaccord ressurgissent d’ailleurs souvent et font que la relation entre filles et garçons évolue en dents de scie. Que reprochent justement les uns aux autres ?


 


Myriam, 17 ans, ne supporte pas le côté macho et misogyne chez la majorité des fils d’Adam. «On a beau évoluer, les hommes gardent toujours cette sensation de supériorité vis-à-vis de la femme. Ils la traitent de manière hautaine et parfois dégradante. Pourtant la femme est la mère, la sœur, la fille, l’amie et l’épouse… De plus, il suffit qu’un homme ait affaire à une seule fille légère pour qu’il se mette à juger négativement toutes les autres. Dès lors, pour l’homme, les filles ne sont plus considérées en tant qu’être humain à part entière. Elles sont appréhendées dans l’inconscient masculin comme cette «chose» futile qui ne peut servir qu’à satisfaire les caprices. Une sorte de serviteur soumis qui doit se plier aux ordres sans riposter. Et si jamais elle se révolte et ne se laisse pas faire, on lui colle automatiquement l’étiquette de mauvaise fille. Ce regard est d’ailleurs la spécialité de l’homme oriental trop imbu de sa petite personne. En outre, ce que je trouve révoltant chez les garçons, c’est qu’ils sont tous, ou presque,  des balourds et de grandes gueules qui perçoivent la virilité seulement dans la force du coup de poing ou dans la puanteur de leur langage. Gros mots, insultes, injures et irrespect leur semblent le moyen le plus adéquat d’affirmer leur virilité le plus sûr subterfuge pour séduire une fille ! Or ceci ne peut que nous pousser à les dédaigner davantage», dit-elle.


Haïfa, 16 ans, reproche aux garçons leur nature égoïste et superficielle. La jeune fille ne supporte pas non plus le regard vicieux que portent les garçons sur une fille. «D’abord, je dois dire qu’il existe toujours quelques hommes très respectables et très «classe». Mais pour tomber sur un homme dans le genre, il faut vraiment prendre son mal en patience ! Certes, les hommes bons existent mais ils se font vraiment très rares. La majorité d’entre eux, hélas, est très égoïste et très superficielle. Ils fonctionnent selon leur propre logique. Un homme se montre gentil, amical et très serviable seulement s’il a une idée derrière la tête. Si la fille ne branche pas et qu’elle ne se soumet pas à son désir, elle se transforme aussitôt en un ennemi et il fera tout pour se venger d’elle. Pourtant, tout ce qu’elle a fait c’est de refuser gentiment son offre ! Il la regarde en tant qu’objet ou, pire encore, en tant qu’une proie entre les mains d’un affamé féroce. Si elle ose dire non, il va considérer cela comme une offense et se mettra à l’attaquer par tous les moyens. Et il n’y a pas plus vil que ce comportement égoïste», dit-elle.


Inès, 17 ans, est révoltée par certains comportements masculins. «Avec tous mes respects pour les hommes corrects, ceux bons et bien élevés sont une denrée très rare. Il suffit qu’un homme voit une seule fille se comportant d’une manière louche pour qu’il mette toutes les autres dans le même sac! L’homme considère la fille comme une proie. Si elle satisfait ses besoins, il se régale et dira ensuite du mal d’elle. Et si elle ne se soumet pas à ses désirs, elle est également la victime des plus injurieux de ses propos et la plus vile de ses attaques. Autre chose, si une fille est aimée par un homme, il y a obligation pour elle de l’aimer à son tour ! On dirait que l’amour se commande ! Peu d’hommes ont du tact et se montrent respectables envers les femmes. D’ailleurs, un minimum d’intelligence de leur part implique qu’ils soient beaucoup plus fins et raffinés ! Et ce, sans parler de leur langage tellement fruste et déplacé, qu’ils considèrent fièrement comme un signe de virilité. Et le comble, c’est qu’ils se prennent pour des hommes responsables et respectables alors qu’ils ne connaissent même pas les abc, en matière de savoir-vivre et du respect de l’autre», dit-elle.


Adnène, 20 ans, a également des choses à reprocher aux filles. Le jeune homme n’admet pas que les filles traduisent si mal la liberté et l’émancipation de la femme. «Admettons que les hommes manquent de respect aux filles, ce qui n’est pas totalement faux, je le reconnais, mais il faut savoir pourquoi. Tout a une raison ! Si une fille circule à moitié nue, elle ne doit tout de même pas aspirer à être respectée ! La majorité des filles attendent impatiemment l’arrivée de la canicule pour mettre en valeur leurs rondeurs. En plus, la majorité des filles disent des mots grossiers, elles ont même dépassé les hommes sur ce point. Comment peut-on respecter une fille qui dit des mots orduriers, qui veille jusqu’à l’aube, qui sort avec plusieurs garçons à la fois et qui ne semble avoir aucune limite ? Certes, certaines autres sont beaucoup plus correctes mais comment peut-on savoir de quel genre de fille il s’agit ?! Les filles comprennent très mal la liberté et inscrivent les mots grossiers et les habits ostentatoires dans le cadre de la liberté individuelle. Si elles veulent se faire respecter, elles doivent d’abord imposer le respect par un comportement correct», dit-il.


Aymen, 20 ans, n’admet pas le penchant matérialiste chez les filles de sa génération. «Elles sont révoltées parce que les hommes les considèrent comme un objet ! Mais comment peut-on respecter une fille qui se laisse acheter par celui qui sait mettre le paquet ? Aujourd’hui, les filles se montrent égoïstes, superficielles et matérialistes plus que jamais. Elles ne croient plus aux sentiments. Seul celui qui a un bon paquet de fric est «digne» d’elles. Elles sont prêtes à tout pour avoir droit à une balade à bord d’une BMW ! Toutes les filles vivent au-dessus des moyens de leurs parents et ce, bien sûr, grâce à celui qui a su leur payer de quoi frimer. Bon, restons tout de même optimistes ! Il y a toujours des filles bien correctes et respectables, mais elles sont à chercher comme une aiguille dans une botte de foin. Et celui qui tombe sur une de ces filles, c’est comme s’il a tiré les numéros gagnants d’une loterie», dit-il.


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com