Sécurité alimentaire dans les pays Maghreb : En attendant la concrétisation…





La mise en place d’une banque commune de données, la création d’un réseau d’échange de données et d’expériences et l’exploitation de projets collectifs, telles sont les principales recommandations issues de la conférence maghrébine sur la complémentarité dans le domaine de l’autosuffisance en matière de céréaliculture.


 


Tunis-Le Quotidien


Le congrès maghrébin sur la complémentarité pour garantir la sécurité alimentaire, tenu au siège de l’UTAP à Tunis du 14 au 16 mai, vient d’achever ses travaux en prenant une série de recommandations visant à parvenir à l’autosuffisance alimentaire et à mettre sur pied les mécanismes nécessaires pour parvenir à un telle finalité fort ambitieuse. Les recommandations prévoient d’abord la mise en place d’une stratégie commune basée sur la confiance et la réciprocité et la création d’une banque de données qui permettent, à tous les intervenants et aux décideurs dans les pays du Maghreb, de connaître la réalité sur le terrain et de composer avec d’une manière objective. Les participants ont aussi proposé la création d’un réseau d’échange d’expériences et de compétences, mais également la constitution d’un fonds commun pour la promotion de la recherche scientifique. Les recommandations comportent également la mise en place de projets communs pour l’exploitation commune de terres.


Un comité de suivi ?


Ce sont à notre avis les points les plus importants, car le reste des recommandations se rapportent à des questions plus spécifiques comme celles de la réservation d’un budget commun pour l’organisation de rencontres et de colloques à l’échelle maghrébine ou la mise en place de programme de sensibilisation des agriculteurs dans les quatre pays du Maghreb pour l’utilisation adéquate et efficace des engrais.


Les recommandations sont certes ambitieuses. Leurs concrétisations nécessitent plusieurs conditions, dont la volonté politique commune, mais également la constitution d’un comité de suivi chargé d’examiner de près leur évolution. Certains points, comme celui de l’échange des résultats de recherches scientifiques, nécessitent par ailleurs la mise en place de structures juridiques adéquates.


La conférence qui a réuni, outre les spécialistes des grandes cultures, les présidents des Unions des agriculteurs dans les pays du Maghreb, est organisée à un moment caractérisé par les soubresauts d’une conjoncture mondiale particulièrement délicate, les prix des céréales risquent de flamber et de poser ainsi de sérieux problèmes aux pays les plus démunis.


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com