Des diplomates iraniens attaqués à Bagdad : Téhéran accuse l’armée américaine





* Une délégation de Sadr à Sadr City pour superviser la trêve


Le Quotidien-Agences


Deux diplomates iraniens ont été blessés avec deux de leurs gardes dans une attaque menée  contre leur convoi par des hommes armés à Bagdad, a annoncé hier l'ambassade d'Iran.


"Des hommes armés ont tiré jeudi sur un convoi de l'ambassade iranienne, blessant deux diplomates et deux de leurs gardes", a indiqué Manojer Taslimi, un porte-parole de l'ambassade.


Selon lui, l'attaque s'est produite alors que le convoi se dirigeait vers le quartier de Kazimiyah, dans le nord de la capitale irakienne.


"Deux des blessés ont été grièvement atteints, mais leurs jours ne sont pas en danger", a ajouté le porte-parole sans dire qui étaient les blessés graves.


"A ce stade, nous ne pouvons accuser aucune partie", a dit encore le porte-parole, affirmant toutefois que "plusieurs groupes tentent d'envenimer les relations entre l'Iran et l'Irak".


Cependant à Téhéran, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Mohammad Ali Hosseini, cité par l'agence iranienne Isna, a rendu l'armée américaine responsable de cette attaque qualifiée d'"acte criminel".


"La négligence et les stratégies suspectes des Etats-Unis ont provoqué une insécurité grandissante en Irak", a-t-il dit.


La police irakienne a confirmé l'attaque, indiquant que, outre les quatre membres de l'ambassade iranienne, leur chauffeur irakien avait également été blessé.


Entre-temps une délégation du chef  chiîte irakien Moqtada Sadr se trouvait vendredi à Sadr City à Bagdad pour superviser l'application d'une trêve dans les combats meurtriers entre ses partisans et l'armée américaine, a indiqué son porte-parole.


"Une délégation de cinq membres du mouvement Sadr est arrivée à Sadr City pour suivre l'application de l'accord de trêve", a déclaré Salah Al-Obeidi depuis la ville chiite de Najaf (160 km au sud de Bagdad).


Un accord entre le mouvement Sadr et le gouvernement irakien est intervenu samedi dernier après des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le début d'une offensive du gouvernement contre les milices chiites fin mars.


Il prévoit l'arrêt des combats, le retrait des miliciens des rues, et la prise en charge de la sécurité de Sadr City par l'armée et la police irakiennes.


Salah Al-Obeidi a fait état d'une "bonne coopération" entre l'Armée du Mahdi, la puissante milice de Moqtada Sadr, et les forces de sécurité irakiennes dans l'application de l'accord.


Depuis dimanche, les affrontements opposant soldats irakiens et américains aux miliciens chiites ont diminué, mais les forces irakiennes, qui étaient censées se déployer mercredi dans ce faubourg pauvre de deux millions d'habitants, en contrôlaient jeudi uniquement les accès.


Obeidi avait fait état jeudi d'obstacles à l'application de l'accord, dont "la poursuite des frappes américaines à Sadr City".




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com