Bush en Egypte pour des pourparlers avec Abbas : Cherche accord de paix désespérément





Le président américain George W. Bush est arrivé hier en Egypte, pour un week-end de rendez-vous avec des dirigeants, incarnant les défis auxquels fait face la politique américaine, à commencer par le président palestinien Mahmoud Abbas.


 


Le Quotidien-Agences


Le couple Bush, arrivé d'Arabie saoudite, a été accueilli à sa descente d'avion par le président égyptien Hosni Moubarak à l'aéroport de la station balnéaire de Charm el-Cheikh, sur la mer Rouge.


Bush et Moubarak ont quitté l'aéroport dans une limousine noire pour partager un déjeuner de travail.


Il a aussitôt reprit ensuite ses médiations pour un accord de paix entre Israéliens et Palestiniens, là où il l'avait laissé vendredi, en quittant Israël pour l'Arabie saoudite.


Il a passé plus d'une heure et demie en entretiens et en dîner avec Abbas. Aujourd’hui, il doit rencontrer le Premier ministre palestinien Salam Fayyad.


"Le président Abbas va demander à Bush de faire pression sur Israel pour parvenir à un accord avant la fin de l'année", a affirmé le porte-parole de Abbas, Nabil Abou Roudeina peu avant que les deux dirigeants se réunissent.


" Bush doit faire pression sur Israel pour accélérer les négociations et ne pas perdre de temps, afin de parvenir à un accord avant la fin de l'année", a-t-il ajouté.


"Nous avons le sentiment que la région est en train de bouillir et qu'elle sera le théâtre de problèmes majeurs si un accord de paix n'est pas conclu", a-t-il poursuivi.


En Israël, Bush s'est longuement entretenu avec les dirigeants en vue d'un accord de paix avant fin 2008, et donc de sa présidence en janvier 2009.


Le scepticisme, quant aux chances d'un tel accord devant mener à terme à la création d'un Etat palestinien, ne fait que se renforcer à mesure qu'approche l'échéance.


Bush a pris le risque de conforter les pessimistes en participant aux célébrations du 60e anniversaire de l'Etat d'Israël, sans se rendre dans les Territoires palestiniens où cette date était commémorée comme la "catastrophe".


Dans un discours très attendu devant le parlement israélien, il n'a évoqué l'existence d'un Etat palestinien qu'à un horizon très lointain, alors que les négociations piétinent.


Le discours a suscité l'ire de la presse égyptienne.


"Bush a oublié son rôle de médiateur impartial et a révélé son vrai visage à la Knesset", écrit le journal pro-gouvernemental Al-Gomhouriya.


La Maison Blanche a fait valoir que, passé le temps des célébrations du 60eanniversaire, il aurait tout loisir de parler aux dirigeants palestiniens à Charm el-Cheikh, réunis pour un forum économique sur le Moyen-Orient.


Elle a aussi souligné que Bush avait mis la main à la pâte en Israël, mais discrètement, et qu'à ce stade, les discussions discrètes et bilatérales étaient plus efficaces que les sommets.


Cette difficile entreprise de paix faisait partie des sujets abordés vendredi avec le roi saoudien Abdallah.


Le roi "a souligné la nécessité, pour les Etats-Unis, d'exercer plus d'efforts pour pousser Israël à parvenir à des résultats favorables à l'établissement d'un Etat palestinien indépendant", a indiqué un responsable saoudien sous le couvert de l'anonymat.



Cette question sera abordée avec le président égyptien, dont le pays joue les intercesseurs pour une trêve entre le Hamas palestinien et Israël, et dimanche avec le roi Abdallah II de Jordanie.


Présider à un accord de paix et revendiquer un de ses derniers succès diplomatiques, n'est pas le seul défi qui se pose à Bush.

Il devait voir les dirigeants des deux pays, sur la ligne de front de ce qu'il appelle "la guerre contre le terrorisme": le président afghan et, le lendemain, le vice-président et le vice-Premier ministre irakiens, Adel Abdel Mahdi et Barham Ahmed Saleh.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com