Les jeunes et le réchauffement de la planète : Apocalypse now !





Notre biosphère est le seul garant de toute forme de vie. Mais, actuellement, elle se comporte comme un organisme infecté : inondations, canicules, tornades, couche d’ozone percée, etc. Il y a vraiment de quoi s’inquiéter ! La planète Terre n’est pas dans sa meilleure forme et c’est, en premier lieu, l’espèce humaine qui en est responsable. C’est également l’homme qui en payera le prix… Les jeunes ont leur vision des choses sur le sujet.


Tunis-Le Quotidien
Il y a trois genres climatiques. L’un est beaucoup trop froid. L’autre est beaucoup trop chaud. Et un troisième est juste comme il le faut. Là où nous nous situons. Mais, ces dernières années, des températures moyennes les plus élevées de l’histoire de la planète ont été observées. Ces quelques degrés en plus ont suffi faire fondre une grande partie de la calotte glaciaire… Ils sont peut-être les prémices d’un changement catastrophique. Et c’est également nous, êtres humains, qui avons causé ce déséquilibre. Nous ne vivons plus en harmonie avec la nature. Nous dévastons les fondations mêmes du système vital qui nous a donné naissance et qui nous a permis d’exister depuis des millénaires. Nous sommes très nombreux à utiliser trop de ressources, trop vite, sur terre. Ces ressources sont utilisées abusivement par l’homme et cela modifie l’équilibre chimique et naturel de notre atmosphère et la réchauffe de plusieurs degrés. L’une des conséquences les plus graves, suite à notre avidité, est l’élévation des niveaux de dioxyde de carbone due à la combustion des carburants fossiles. Gaz d’échappements, cheminés des usines, énergie atomique, produits chimiques polluent l’espace et réchauffent la planète. Nous nous approchons donc d’un point critique pour rendre notre terre invivable d’ici quelques dizaines d’années. Voilà ce à quoi on doit s’attendre dans les années à venir si l’homme ne prend pas conscience de ses effets néfastes … Témoignages.
Abderraouf, 18 ans, pense que la planète terre, elle, arrivera à se régénérer et à renaître de ses cendres. Mais, c’est l’espèce humaine, en revanche, qui n’arrivera pas à survivre dans les conditions sombres auxquelles on doit s’attendre. «L’homme est en train de récolter les conséquences de son avidité sans limite. L’intelligence humaine a permis de faire des bonds énormes pour permettre de tirer des ressources naturelles de la terre et s’en servir tout en écartant les plus évidentes des réalités: leur épuisement, la colère divine et la révolte de la nature à laquelle on a vraiment trop pris ! L’homme ne s’est pas seulement servi des ressources naturelles par améliorer la qualité de sa vie. Il les a également utilisées pour détruire : guerres, armes, pollution de l’air, de la terre et des mers… de quoi épuiser la terre et altérer la biosphère! La solution ? C’est d’abord une question de culture, une question de conscience. Il va falloir que les premières forces mondiales adhèrent et au plus vite aux solutions écologiquement saines. Il faut oublier la convoitise intarissable de l’or noir et des progrès économiques qui, même s’ils remplissent les poches d’argent, remplissent également notre atmosphère de dangers irrémédiables», dit-il.
Wajdi, 18 ans, est du même avis. Le jeune homme est persuadé que la conscience et la culture des personnes sont la clé pour éviter cette catastrophe ou du moins la repousser de plusieurs autres centaines d’années. «L’équilibre naturel de la planète Terre est très endommagé. Et Dieu est en train de nous émettre des signes d’alarme répétitifs pour nous avertir du danger auquel on doit s’attendre. Hélas, l’homme continue de faire la sourde oreille. Il est très probable que nous résistions encore quelques années, mais moi je pense aux générations à venir ! Que leur avons-nous laissé ? Si ces générations futures pouvaient transmettre un message aux habitants de la Terre, elles nous diront, sûrement : mais qu’est-ce que vous êtes en train de faire ? Que nous laissez-vous, quelle sorte de vie aurons-nous après toutes ces catastrophes que vous avez causées ? Nous jetons inconsciemment nos déchets dans l’espace, nous usons et abusons des ressources naturelles, nous sécrétons des gaz nocifs et beaucoup de carburants qui se volatilisent dans l’air. Sans parler des bombardements, des guerres et de l’usage d’armes de plus en plus sophistiquées. L’homme ne se rend pas compte que cela va se répercuter sur lui, sur «sa» Terre et sur «sa» biosphère. Oui, Dieu nous a donné toutes ces richesses naturelles pour qu’on puisse nous en servir à bon escient. Mais avec un usage aussi aléatoire, avide et abusif, nous détruisons notre environnement et finirons par nous autodétruire. Et je crois que la solution doit être universelle. La pollution, les déforestations et l’usage des gaz n’est pas l’œuvre d’un seul pays et la solution impose donc une solution mondiale», dit-il.
Chiheb, 21 ans, inculpe l’homme dans le réchauffement de la planète. Le jeune trouve ce qui se passe très logique et très attendu. «D’abord, plus rien n’est naturel de nos jours. Notre environnement, notre air, notre terre et nos océans sont tellement infects et pollués que personne ne vit plus dans des conditions saines et naturelles. Et c’est l’homme qui a engendré tout cela. Les océans ne contiennent plus assez de poissons et notre terre ne produit plus assez de végétations et nos forêt disparaissent jour après jour. Cela ne va pas se passer sans engendrer de graves séquelles! Seul l’homme est responsable et seul lui est capable d’éviter ou de retarder une grande catastrophe. Il faut que l’on arrête d’utiliser massivement le pétrole, il faut qu’on ne jette plus nos ordures dans l’espace, il faut adhérer au programme de recyclage des déchets et il faut également opter pour les énergies naturelles et renouvelables. Le cas échéant, on va assister à davantage d’inondations et de sécheresses. Et dans le pire des scénarios, dans quelques années, la terre ne portera plus aucun signe de vie», dit-il.
Badis, 18 ans, pense que le problème est beaucoup plus grave qu’on ne le pense. Le jeune homme pense que l’homme doit prendre conscience des dangers de son comportement. «On va connaître un climat vraiment invivable d’ici quelques décennies. La terre risque de vivre de grandes inondations avec une érosion néfaste des sols. On va assister, également, à des vagues de chaleur qui atteindront probablement des pics inimaginables. La nature se révolte et cela est très attendu. Non seulement le climat sera invivable, mais l’on ne va plus trouver de ressources pour se nourrir. Nous frôlons la catastrophe et l’homme doit cesser immédiatement d’agresser la nature. Il faut qu’on opte, dans les plus brefs délais, pour les voitures écologiques, pour les énergies éoliennes, des énergies alternatives et renouvelables. Cette décision doit être mondiale, et c’est aux grandes puissances de prendre et d’encourager de telles initiatives», dit-il.
Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com