La Ligue 1 comme elle va… : On accuse, on accuse, on accuse…





Les jeux sont presque faits à une journée de la fin et le titre de champion est quasiment joué avec un dernier sursaut rageur du Club Africain qui vient de coiffer au poteau une Etoile, sans éclat ces dernières semaines.


 


Certes, il y aura encore une journée à disputer mais on voit les choses mal tourner pour les Sahéliens. Toutefois, les mauvaises langues ne vont pas se taire et les accusations fusent -ça devient une habitude- de partout…


Mais que voulait faire Abboud ?!


Le brave et énigmatique gardien de but, Moez Ben Thabet a été le héros des ultimes journées malgré lui. Après ce qui s’est passé à Sousse face à l’Etoile et ses altercations avec tous ceux qui l’ont croisé, Moez vient de vivre une drôle d’aventure à Béja, avant même de fouler le terrain pour affronter le Club Africain. D’après les déclarations du président d’El Gawafel, son keeper a été approché par les dirigeants clubistes pour un éventuel recrutement, et il était plus sage de ne pas le laisser jouer contre une équipe qui le sollicite et qui dispute à l’occasion, une rencontre décisive pour l’octroi du titre. Or, ces contacts, si jamais ils sont réels, n’ont pas été faits une heure avant le match mais bien avant. Alors, pourquoi M. Abboud a-t-il attendu tout ce temps avant de prendre une décision qui revient avant tout à l’entraîneur ? Les interrogations ne manqueront pas, surtout qu’on a manqué de courage, de part et d’autre, et toutes les parties concernées ont tenté, d’une manière ou d’une autre, de cacher la vérité. Dès lors, rien n’arrête les rumeurs les plus fantaisistes qui, malheureusement, pourraient s’avérer très proches de la réalité.


Yaâcoubi clubiste: oui, mais ne vous leurrez pas…


Autre accusé de la journée de dimanche dernier, Kaïs Yaâcoubi le coach du Stade Gabésien. Ce technicien s’est déjà illustré, il y a deux semaines en s’en prenant à Tarak Thabet et il vient de créer l’événement, dimanche dernier, pas avec sa parlote mais plutôt par ses choix tactiques qui n’ont pas manqué de surprendre. Pour le SG, il fallait gagner pour garder des chances pour le maintien. Or, Yaâcoubi a choisi d’opter pour la prudence, et même lorsque JS a ouvert le score devant le CSS, il n’a pas changé de tactique et il a fait comprendre à ses joueurs qu’ils ne doivent pas concéder de but beaucoup plus qu’ils doivent en marquer. Il s’agit, certes, d’un choix discutable, mais il demeure du ressort de l’entraîneur qui en assume la responsabilité. Ces choix ont été beaucoup contestés par… les Etoilés qui considèrent que le coach gabésien a pensé avant tout à leur barrer la route du sacre et à… servir le CA, son club d’origine !!! Bien entendu, si on en arrive là, c’est que la situation devient très grave et intenable. On peut reprocher à Yaâcoubi d’avoir opté pour un mauvais choix tactique qui n’a pas servi son équipe, mais comment ose-t-on l’accuser de favoriser les Clubistes alors que les siens étaient dans l’obligation de gagner ? A Sousse, on n’a pas tardé à tirer sur Yaâcoubi, comme on l’a fait une semaine avant avec Thabet. Or, les Etoilés doivent avant tout s’en prendre à eux-mêmes. Si leur attaque est demeurée stérile pendant quatre matches, ce n’est pas la faute à Thabet ou Yaâcoubi. Si quelques joueurs de base ont perdu les notions les plus élémentaires du football, c’est qu’ils se sont noyés dans la pression et la lassitude physique et mentale. Ils n’ont pas pu retrouver leur jeu et leurs repères, et c’est ce qui a précipité le coup d’arrêt de leur équipe. Accuser, a toujours été l’arme des plus faibles. Les gens de l’Etoile doivent affronter la réalité avec courage. Un titre perdu n’a jamais été la fin du monde et l’ESS est capable de rebondir à tout moment. Alors,il faut justement ne pas se leurrer ni leurrer les autres. L’équipe la plus forte et la plus volontaire au finish méritera d’être sacrée. Ce serait très probablement le Club Africain et cette équipe n’a rien volé. De grâce alors, cessons de mettre en doute la réussite des autres.


Au Sud, on n’a pas retenu la leçon


Du côté de Zarzis et de Gabès, on n’a pas l’air de retenir les leçons. L’Espérance du Sud a sombré depuis la phase aller et la principale raison était l’entêtement de ses dirigeants à changer d’entraîneur à chaque fois qu’ils en ressentent… l’envie ! Ça a commencé avec Chargui qui a pourtant effectué un bon travail et ça a continué avec les mêmes errements. A Gabès, on a fait preuve de sagesse jusqu’à la vingt-deuxième ronde. Et alors que l’équipe a retrouvé son équilibre avec deux nuls et deux victoires en quatre matches, on a poussé Tarak Thabet vers la porte de sortie. Son successeur n’a fait qu’accompagner l’équipe dans son naufrage avec deux nuls et une lourde défaite en trois matches dont deux à domicile. Le résultat ne s’est pas fait attendre et le SG vient de quitter l’élite par la faute de ses propres dirigeants qui pensaient avoir fait le bon choix en faisant sauter des têtes. Or, ils viennent eux-mêmes de sauter et ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. C’est dommage que de voir l’élite perdre le SG, une équipe de charme qui a souvent fait le spectacle et qui méritait un meilleur sort et de… meilleurs gens pour l’encadrer !


Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com