C.A. : Le sacre de la persévérance





Chronique d’un titre prédestiné !


Comme prévu, le Club Africain n’a pas laissé filer sa chance et a pleinement profité de son avantage pour remporter une dernière victoire, synonyme de consécration. Après douze ans de traversée de désert et de souffrances, le CA renoue avec le titre de champion de la meilleure des façons.


En effet, le Club Africain a bâti une équipe capable de relever un tel défi. Avec un recrutement aussi ciblé et massif, on doit jouer pour le titre. Nefzi Bachtobgi, Ouerhani, Hmem, Aouadhi, Alex, Mouihbi, Osagic, Rhifi et d’autres parmi les meilleurs du Championnat local ont été engagés au sein d’un effectif qui  comprenait déjà plusieurs vedettes (Ouertani, Yahia, Sellami, Zaâlani, Gharzoul, Souissi, Amri, Dhaouadi, Ameur...) C’est dire que les sacrifices  consentis l’ont été pour un seul objectif : remporter le titre de champion.


Des doutes vite dissipés


Malgré la présence d’un aussi impressionnant effectif, le CA n’a pas été très convaincant à l’issue de la phase aller avec quelques faux-pas imprévus (nuls face à JS et au CSS à Tunis, défaite à Monastir et en décevant nul contre l’ESS à El Menzah alors que l’adversaire, qui n’est autre que le principal concurrent pour le titre, s’est présenté amputé de quelques uns de ses meilleurs éléments). A un certain moment de la saison, le doute s’est installé dans les esprits et le Club Africain a évité de justesse le pire.  Abdelhak Ben Chikha a été très près de la porte de sortie et on commençait à douter de ses réelles compétences. Fort heureusement, on lui a offert une dernière chance au... derby et c’est cette victoire face à l’Espérance qui a joué pour son maintien sur le banc clubiste.


Depuis, on a revu une autre équipe et une autre... âme. La prise  de conscience des joueurs et surtout des cadres (Ouertani, Sellami, Yahia et Nefzi) a métamorphosé le rendement d’un ensemble qui a su relever la tête au moment opportun.


Grâce à une excellente défense


La phase retour va coïncider avec le réveil brutal des Clubistes. L’équipe s’est remise à gagner et à aligner les bons résultats mais surtout à ne plus ... encaisser de buts.


Adel Nefzi et sa défense vont alors battre tous les records d’invincibilité et on a attendu plus de quatorze matches pour voir les filets de Nefzi trembler de nouveau.


Entre-temps, les Clubistes ont totalisé le maximum de points et ont considérablement comblé leur retard sur l’Etoile qui était encore en tête mais avec moins d’assurance et de confiance, alors que du côté du Parc A, la détermination était dévorante et tout le monde clubiste avait  cette conviction que l’ESS allait lâcher du lest à un moment ou un autre. C’est surtout cet état d’esprit qui a valu au CA  d’être dans le sillage du leader et de profiter pleinement des bourdes étoilées. Ainsi, le nul que l’Etoile concéda face à El Gawafel a permis au CA de le rejoindre en tête. Ce n’était pas suffisant pour s’assurer le titre et le second faux-pas des Sahéliens a permis au Club Africain de les dépasser et de leur ravir le leadership.


Il ne restait aux coéquipiers de Ouertani que de remporter  leur dernier match, à Radès face à un ES Zarzis qui a  déjà quitté l’élite. La mission n’était pas très difficile malgré la grosse pression qui pesait sur les joueurs. Cette  dix-neuvième victoire en vingt-six matches a offert le titre de champion à l’équipe qui l’a amplement mérité.


Il est vrai que l’Etoile avait donné l’impression de tout emporter sur son chemin, mais le Club Africain a su attendre son heure pour rebondir et prendre le commandement.


On peut dire, ainsi, que le CA n’a point volé son sacre et qu’il a logiquement profité de toutes les tournures prises par le Championnat. Avec son effectif  actuel et son équipe dirigeante, mais surtout sa persévérance et sa volonté, le Club Africain a surgi au meilleur moment comme pour dire à tout le monde que ce titre lui était, malgré tout ... prédestiné.


Kamel ZA?EM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com