Musique : Au cœur des rythmes africains d’ici et d’ailleurs





La Médiathèque de l’Ariana a accueilli, jeudi après-midi, un concert illuminé par des rythmes africains. Une troupe de «Stambali» en compagnie d’un groupe de jeunes étudiants d’Afrique subsaharienne ont animé la soirée qui a emporté l’assistance dans l’ambiance surchauffée des rythmes africains.


 


«Stambali», «Hadhra», «Soulamia», «Fezzani», «Takamba», «Ndobolo», tous ces genres musicaux du Maghreb et d’Afrique Noire ont été visités par «Zaniblas», une troupe tunisoise de Stambali invitée à ce concert ayant pour thème : «la soirée des Cultures africaines». Ce spectacle qui clôture la 1ère rencontre euro-méditerranéenne des jeux du patrimoine a été en effet une occasion pour l’assistance de vivre un véritable dialogue entre les rythmes musicaux tunisiens et ceux de l’Afrique subsaharienne. Composé de douze musiciens, «Zaniblas» dirigé par Lassad Hammami n’a ménagé aucun effort pour produire un spectacle digne d’une soirée de «Stambali» d’antan. C’est que le groupe était composé d’un joueur de «chkachek», de deux batteurs de «Tabla», d’un virtuose de «gombri», d’un «Arifa» et surtout de jeunes danseurs chevronnés, bien initiés au Stambali. Ces derniers se sont adonné à des séances de «takhmira» tout au long du concert qui ont séduit plus d’un spectateur. Le concert rappelle ces soirées folkloriques du carnaval annuel du «Diwan El Ouarglia». Mais pour donner à ce spectacle sa vraie connotation de dialogue avec les autres traditions musicales africaines, des étudiants africains ont été invités sur scène pour reproduire quelques-unes des compositions d’artistes africains. «Tinguéré», de Salif Keita, des chansons traditionnelles du Cameroun et du Mali, mais aussi la «Takmaba», une danse traditionnelle du pays de Soudjata Keita, ont agréablement mis en valeur cette notion de dialogue, grâce à la mixture des rythmes tunisiens et ceux venus de l’Afrique noire profonde. Une soirée synonyme de retrouvailles entre les rythmes des noirs d’ici et ceux d’autres pays de l’Afrique subsaharienne d’où ils sont d’ailleurs originaires.


Ousmane WAGUE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com