Le CA, champion 2007-2008 : Les fruits de la patience et de la foi





Patience, persévérance et foi, telles sont les principales vertus qui ont fait du CA un champion. Un champion des derniers mètres d’une course longue et disputée.



«Patience». Voilà un mot qui est souvent revenu sur les lèvres de Abdelhak Ben Chikha qui a communiqué sa philosophie à ses protégés. En effet, second, durant la grande majorité de la course, le CA n’a cessé de tenir le coup, de patienter,d’attendre le moment propice pour coiffer au poteau une Etoile fatiguée et trop sûre de son fait.


Combien de fois, le CA a remporté la mise en fin de match. Souvent il a gagné par un tout petit but d’écart. Et le jour où l’ESS devait faire le break, le CA est allé à Sousse arracher un nul mérité pour croire davantage en ses chances. C’est dire aussi, que les camarades de Ouertani, toujours hautement motivés, assoiffés de titres et poussés par des milliers de supporters tout aussi volontaires, ont appris à souffrir pour arracher les victoires les plus inespérées. Et ce n’est que justice, si au moment où l’on s’y attendait le moins, les Rouge et Blanc viraient en tête au soir de la vingt-quatrième journée quand l’ESS était tenue en échec à Sousse par EGSG alors qu’ils battaient sur le fil, un ASM accrocheur à El Menzah.


Une réussite collective


En football, un succès ne peut être que collectif. Au CA, toutes les parties prenantes ont œuvré en parfaite symbiose pour réaliser cet exploit après une longue traversée du désert qui n’a que trop duré. Staff dirigeant, technique et médical, joueurs et public ont tous lutté de bout en bout pour forcer la décision. Cette génération de joueurs  n’est peut-être pas la meilleure sur le plan technique mais sa détermination à aller de l’avant, sa volonté de réussir ce que d’autres avant elle n’a pu réaliser, sa force de caractère a fait d’elle un beau champion. Lors des dernières journées, les Clubistes étaient trop près du but pour le rater. Jeudi, face à l’ES Zarzis, l’équipe a bien souffert mais a finalement eu gain de cause. En football, c’est le résultat final qui compte. Tout le reste est littérature !


Avec une bonne défense, un milieu «batailleur» à l’image de Wissem Yahia, auteur d’une très bonne saison et d’une attaque où Mouihbi, la nouvelle recrue a littéralement explosé lors de la phase retour, le CA a amplement mérité son titre. Personne aujourd’hui, ne peut le lui contester. Un champion est toujours méritant. Ce CA-là, il a développé des vertus très importantes dans le football d’aujourd’hui. La persévérance, la patience et la volonté d’aller toujours de l’avant. Le club de Bab Jedid rejoint ainsi le cercle des champions des dernières années qui ont pour nom le CSS (2005), l’EST (2006) et l’ESS (2007).


Un statut qui devait être le sien depuis bien longtemps.


Jamel BELHASSEN




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com