Après l’éviction de Dhaouadi : Les impératifs de Lemerre





Au moment où l’on s’attendait le moins le véloce attaquant du CA, Zouhaïer Dhaouadhi a été écarté de l’effectif de l’E.N. Motif invoqué : les choix tactiques et stratégiques de Lemerre.


C’est un motif pour le moins bizarre, car au vu de ce qui nous a été donné de constater à la lumière de la rencontre de dimanche face aux Burkinabés, la présence de Dhaouadi au sein de l’effectif nous semble nécessaire, voire impérative. Car ni Jemaâ ni Chermiti ni non plus Ben Dhifallah n’ont le profil adéquat pour jouer en attaquant de débordement comme peut le faire  Dhaouadi.


Faut-il rappeler que face aux Burkinabés nous avons manqué énormément de percussion que Jemaâ était tout simplement hors du coup, que Chermiti était isolé lui qui aime les ballons dans les intervalles. Cela dit, l’option de M. Lemerre d’écarter Dhaouadi nous semble discutable à tout point de vue, car pour une fois on sent qu’il y a derrière une explication qui diffère énormément de celle avancée officiellement.


A ce propos certaines indiscrétions nous ont assurés que Dhaouadi a eu une altercation au cours d’une séance d’entraînement avec Ben Frej et que cela a même failli dégénérer. Par conséquent Lemerre a préféré les écarter tous les deux, l’un pour des raisons stratégiques (Dhaouadi) l’autre pour des raisons de santé nous dit-on (Ben Frej). Mais, et quelles que soient les raisons et les explications, le mal est fait et cette mise à l’écart de l’un des meilleurs attaquants de débordement du pays ne peut passer inaperçue surtout que nous aurons énormément besoin de ce genre de joueur pour pouvoir rattraper les points perdus à domicile.


Aux Seychelles puis au Burundi nous aurons besoin de vélocité et de rapidité. Serait-ce le cas avec des milieux de terrain lents et manquant de compétition, à l’image de Mnari et Zouaghi et d’un attaquant hors du coup comme l’est Issam Jomaâ à l’heure actuelle.


Conclusion : que Lemerre prenne les décisions qu’il juge justes et c’est son plein droit. Mais aussi qu’il sache remédier aux lacunes pour éviter au navire de couler, étant donné qu’un nouveau faux pas (même en cas de résultat de parité) compromettrait nos chances et il serait difficile alors d’avaler la pilule. Le Français doit donc trouver la réplique idéale pour rectifier le tir et préserver les chances tunisiennes et pour que l’on ne parle plus de catastrophe, même si être éliminés dans un groupe pareil ne peut que s’apparenter à une catastrophe causée, si c’était le cas, par des choix catastrophiques.


Mohamed Ali FERCHICHI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com