Al-Assad met fin aux rumeurs : La Syrie va coopérer avec l’AIEA





Le Quotidien-Agences


Le président syrien Bachar al-Assad a affirmé que son pays allait "coopérer" avec l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) dans l'enquête sur la destruction en 2007 d'une présumée installation nucléaire clandestine, dans des déclarations publiées hier.


"La Syrie a invité l'AIEA et va coopérer avec elle. Cette coopération est définie dans un accord entre la Syrie et l'agence atomique. Nous souhaitons qu'une délégation se rende en Syrie et visite le site présumé", a déclaré Assad à la presse à la fin d'une visite à Koweït, cité par l'agence syrienne Sana.


L'AIEA a annoncé  qu'elle allait envoyer une équipe d'experts à Damas du 22 au 24 juin pour enquêter sur des allégations de construction d'un réacteur nucléaire en Syrie avec l'aide de la Corée du Nord. Le site avait été détruit par l'aviation israélienne en septembre dernier.


Selon des médias américains, Damas permettrait uniquement aux inspecteurs de l'agence l'accès au site d'Al-Kibar, dans le désert syrien, et non à deux ou trois autres sites qui les auraient intéressés.


Mercredi, l'ambassadeur américain auprès de l'agence onusienne, Gregory Schulte a estimé qu'"il était impératif que la Syrie coopère pleinement avec l'Agence de l'énergie atomique et n'empêche d'aucune façon l'enquête ni en retardant une inspection ni en refusant le libre accès à tous les sites que les inspecteurs de l'AIEA souhaiteraient visiter".


La Syrie est signataire du Traité de non-prolifération (TNP) nucléaire par lequel elle s'est engagée à ne pas chercher à se doter de l'arme atomique et à accepter des inspections.


Assad a affirmé par ailleurs que son pays prévoyait l'ouverture pour la première fois d'une ambassade au Liban, après la formation d'un gouvernement libanais d'union nationale.


"Si un gouvernement d'union nationale représentant toutes les parties libanaises et ayant de bonnes relations avec la Syrie est formé (...) il n'y aura aucun problème pour l'ouverture d'ambassades" dans les deux pays, a-t-il affirmé.


Le président syrien qui a effectué "une visite officielle" au Liban en 2002, a nié que son pays ne reconnaissait pas son voisin libanais.


"Ce n'est pas exact que la Syrie ne reconnaît pas le Liban. Les relations entre les deux pays étaient spécifiques (...) dans les années cinquante, soixante et jusqu'à la guerre civile au Liban (1975-1990). Maintenant les conditions ont changé, nous pensons ouvrir une ambassade", a expliqué  Assad.


Selon le président syrien, l'ouverture d'ambassades après le départ des troupes syriennes du Liban en 2005 n'était pas possible, "vu les mauvaises relations entre les deux pays" et alors que "le Liban était divisé au sujet du gouvernement" du Premier ministre Fouad Siniora.


Assad a assuré d'autre part que les relations avec l'Iran ne pâtiront pas des négociations de paix engagées avec Israël.


"Les Israéliens ne nous ont pas demandé de rompre" nos relations avec l'Iran, le mouvement palestinien Hamas ou le Hezbollah libanais.


"Les informations de presse à ce sujet sont inexactes. Nous ne permettrons à quiconque d'imposer des conditions n'ayant pas trait à la paix. La question du Hamas est liée au volet palestinien et celle du Hezbollah au volet libanais" des négociations avec Israël, a-t-il dit.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com