Tunis : Condamnés à mort, l’épouse et son amant interjettent appel





Tunis - Le Quotidien


La quatrième chambre criminelle relevant de la cour d’appel de Tunis a renvoyé l’examen de l’affaire du meurtre de l’ingénieur, survenu à la fin de  l’année 2006, au 9 juin prochain, et ce, pour permettre à l’un des deux accusés de charger un avocat pour sa défense.


Ceci étant, les deux accusés ont été, rappelons-le, condamnés en février dernier par le tribunal de première instance de Tunis à la peine capitale.


Revenons, par ailleurs, aux faits. Suite, en effet, à la découverte à la fin de l’an 2006 du corps d’un homme âgé d’une cinquantaine d’années abandonné sous un arbre situé au bord de la route desservant la localité de Bir Bouragba (Cap Bon), les agents de la police judiciaire ont ouvert une enquête, ayant abouti à l’identification de la victime. Il s’agit, justement, d’un ingénieur marié et père de deux enfants. Il habite dans un quartier résidentiel situé à l’ouest de Tunis.


Informée, son épouse, fonctionnaire de son état, avait réussi à convaincre tout le monde de son innocence en portant le deuil d’une manière assez triste éloignant ainsi les soupçons.


Toujours est-il que des  investigations menées par les auxiliaires de la justice ont révélé des détails d’une extrême importance. En effet, le couple menait une vie conjugale tourmentée.


Dans la  foulée, l’épouse est allée prendre un amant. Il s’agit d’un serveur de café, âgé d’une trentaine d’années. Ce dernier avait fait la connaissance de l’épouse sur le lieu de son travail puisqu’elle est l’une des clientes de l’établissement.


Depuis, les deux amants menaient une vie de couple marié. Toujours est-il que l’épouse était convaincue que son mari constituait un obstacle qu’il fallait éliminer.


C’est alors qu’elle s’était mise à penser à le tuer. Elle réussit, au passage, à persuader son amant de son plan diabolique qui consistait à se débarrasser du mari sans laisser de traces.


En effet, elle invita son amant à venir se cacher au rez-de-chaussée de sa villa par une nuit d’hiver pluvieuse. Le serveur de café était armé d’un bâton. L’épouse débrancha le compteur électrique simulant au passage une coupure de  l’électricité. Elle demanda à son mari de descendre au rez-de-chaussée pour rétablir le courant. Ce fut l’occasion pour l’amant de passer à l’acte et tuer le mari en lui assénant des coups de bâton dans différents endroits du corps.


Après s’être assurés de sa mort, les deux amants ont caché le corps de la victime à l’intérieur de la malle de la voiture de l’épouse. Les deux meurtriers passèrent cette nuit ensemble fêtant comme il se doit, sur le lit conjugal, leur «exploit».


Le lendemain, l’épouse déposa ses deux enfants à l’école et prit en compagnie de son amant la direction du Cap Bon. Arrivés au niveau de la localité de Bir Bouregba, la meurtrière se gara à droite de la route et aidée par son complice, elle se débarrassa du corps de l’époux en l’abandonnant sous un arbre.


Arrêtés, les deux accusés avaient avoué les faits. Ils ont été inculpés de meurtre avec préméditation. Traduits devant le tribunal de première instance de Tunis, en février dernier, les deux amants ont été condamnés à la peine capitale par pendaison jusqu’à ce que mort s’ensuive.


Ce verdict avait alors fait l’objet d’un recours en appel interjeté par les deux accusés. Examinée en milieu de semaine dernière, par la quatrième chambre criminelle relevant de la cour d’appel de Tunis, cette affaire a été renvoyée au 9 juin prochain pour permettre au serveur du café de charger un avocat pour sa défense.


H.M.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com