Jawher Mnari : «Nous devons à notre public une forte réaction»





L’E.N. ne pouvait faire pire avec cette défaite à domicile pour son premier match des éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010. Comment expliquer cet échec ?


Comme c’est le cas pour presque chaque défaite, elle est le fruit d’un rendement insuffisant sur tous les plans. Pourtant, nous pensions être prêts pour ce match, mais certains mécanismes n’ont pas été bien huilés. Nous avons tout fait pour bien engager ces éliminatoires, mais sur le terrain, il était clair que l’équipe n’était pas à l’aise, surtout en première mi-temps.


A la reprise, nous avons mieux joué mais tout s’est décidé sur des erreurs défensives  élémentaires qui, en fin de compte, nous ont coûté cher.


Cette défaite face au Burkina Faso peut-elle compromettre les chances de qualification des Aigles de Carthage?


Non, je ne le pense pas. Il est vrai que nous avons déjà perdu trois points et qu’il faut remporter tous les autres matches pour espérer terminer en tête du groupe, mais rien n’est perdu et nous avons, à partir de ce samedi, l’occasion de nous rattraper face aux Seychelles.


Sur le plan moral, le couac de Radès peut-il vous faire  mal?


Parfois il y a des défaites plus utiles pour une équipe qu’une quelconque victoire. Dimanche dernier, ceux qui parmi les joueurs ou les supporters croyaient que tout était facile ont eu la preuve qu’ils ne s’y  connaissaient pas bien en football où l’humilité et le sérieux comptent le plus. Ce fut une belle leçon à retenir et un stimulant qui verra les joueurs se donner encore plus pour réaliser les objectifs tracés.


Le départ annoncé de Lemerre a-t-il déstabilisé le groupe et créé une certaine démobilisation?


Je ne peux pas être affirmatif mais il s’agit d’une situation un peu spéciale. Toutefois, nous sommes tous des professionnels qui sont là pour faire leur travail et servir les couleurs nationales avec dévouement, quel que soit le nom de l’entraîneur. Lemerre s’est conduit normalement comme s’il allait rester encore avec nous, mais dans les esprits, la réalité peut changer. En tout cas, la responsabilité de notre échec était collective et ce n’est pas seulement le staff technique qui doit l’assumer.


Verra-t-on, demain, une E.N. plus motivée et plus forte face aux Seychelles?


Ce que je peux avancer c’est que tous les joueurs sont déterminés à se réhabiliter de belle manière.  Nous devons tous à notre cher public une très bonne réaction qui les fera  rassurer. Nous en sommes conscients et nous en avons beaucoup parlé entre nous. Face aux Seychelles, la motivation ne manquera pas et nous aborderons le match avec un moral de fer. Ce qui est certain, c’est que nous allons nous battre à fond pour gagner.


Propos recueillis par


Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com