Basket En marge des finales de la Coupe de Tunisie : Les vedettes du jour





C’était la fête du basket samedi à la salle 7 Novembre de Radès, à l’occasion des finales de la Coupe de Tunisie, des dames tout d’abord, puis des garçons. Autrement dit, l’apothéose de la saison.


 


Une opportunité pour certains joueurs de se distinguer, de démontrer leur valeur et d’étaler toute l’étendue de leur talent.


Aussi, deux éléments ont-ils marqué la rencontre des féminines opposant Al Hilal à l’ESCB, Aïda Soltani au sein de la formation tunisoise, et Rym Gannar dans l’autre camp.


La première était le dynamo et le véritable catalyseur pour son équipe, dominée pourtant par son adversaire du jour. Aïda Soltani a été présente dans les moments cruciaux permettant à ses partenaires de tenir la dragée haute à leurs vis-à-vis nabeuliennes.


Auteur également de trente (30) points, dont quatorze (14) au cours du quatrième quart-temps, elle aura été derrière le réveil de la formation hilalienne laquelle était à deux doigts de renverser la tendance.


Quant à la Nabeulienne Rym Gannar, elle a été tout simplement rayonnante de brio, tenant brillamment le rôle de détonateur. En plus des vingt-sept (27) points qu’elle a marqués, elle aura été constante et régulière dans son rendement tout au long de la partie, ce qui a galvanisé ses coéquipières, essentiellement lorsque celles-ci ont été pressées par leurs adversaires hilaliennes, donc en proie au doute.


Ghayaza, la classe !


La prestation de Mokhtar Ghayaza aura été tout simplement époustouflante. Le jeune international radésien a littéralement crevé l’écran, éclipsant au passage adversaires et partenaires. Grâce à sa technique raffinée et sa virtuosité, ainsi que les vingt-neuf (29) points marqués, il a su galvaniser les siens et leur permettre de bousculer sérieusement le néo-champion nabeulien, lequel a vécu des moments difficiles et n’a dû son salut qu’au métier et l’expérience de ses éléments.


C’est d’ailleurs le collectif des Orangers qui a fini par permettre aux Maâlaoui, Rzig et les Hdidane de s’imposer.


Mansour AMARA


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Crazy Dunkers


Grandiose !


Le public présent à la salle de Radès, samedi, a été véritablement enchanté et extasié par le spectacle concocté par les «Crazy Dunkers», une équipe française dont le show présenté n’a pas manqué de faire vibrer l’assistance.


Sept jeunes, dont une jeune fille, ont ainsi réussi multiples prouesses d’une grande beauté et d’une rare dextérité. Adresse et technique étaient au programme à la grande joie des spectateurs ébahis et tout aussi conquis par l’impressionnant show et les gestes d’une rare pureté présentés par «Mister Super Star», «Mister Jim» et compagnie.


Des mouvements individuels ont été conçus par les acteurs, avant de passer à des phases réalisées à deux, puis à quatre, avant de terminer avec un enchaînement à six éléments. Des tableaux qui ont été salués par une ovation monstre de la part d’un public connaisseur…


M.A.


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L’analyse technique de ... Habib Chérif :


«Le S.N. sauvé par la ... verdeur des Radésiens»


 


Les lampions qui ont égayé et embelli la somptueuse salle 7 Novembre de Radès, ne se sont pas encore totalement éteints. Et la victoire nabeulienne arrachée dans la douleur, ainsi que le monumental gâchis radésien en fin de partie, sont encore  sur toutes les lèvres des mordus de la balle orange. Notre consultant patenté, l’ex DTN, Habib Chérif, contacté pour nous livrer son édifiante touche technique, nous édifie plus tangiblement.


 


«Une lecture globale du match nous amène à reconnaître que malgré son apparente, et tout aussi réelle, médiocrité, le SN a mérité son sacre, ne serait-ce qu’au vu de sa régularité tout au long du match et de sa judicieuse gestion du money time final, là où se scelle en principe, le sort du match. En effet, les chiffres dégagent palpablement cette vérité, à la lumière du partage des points pour le compte des deux mi-temps (37 + 36 en faveur du SN et 46 + 23 pour l’ESR).


De quoi se rendre compte aisément du fléchissement total,mental avant tout, des Radésiens qui n’ont marqué au cours du Q.T. final que le modique total de ... 6 points.


Pour ce qui est de l’évolution proprement dite des deux équipes, force est de constater que toutes deux ont opté pour l’homme-à-homme, même si, à un certain moment, les Potiers ont appliqué la zone en 2-1-2. Les  Radésiens, eux,ont excellemment entamé les débats, en référence à leur placement défensif réfléchi, par rapport au ballon et à l’adversaire.


Il y eut, de même, de leur part, des  changements automatiques à chaque écran, grâce à leur taille, un tantinet supérieure à celle de leurs vis-à-vis.


Leur agressivité défensive était fort dissuasive face aux velléités adverses. Agiles et fougueux à souhait, ils paraissaient forts dans leur tête. C’est la caractéristique des jeunes qui s’engagent à fond au début de chaque entreprise, s’enhardissent sans compter. Mais c’est toujours à la fin que la maturité est à prouver et à éprouver. Et c’est ce qui a été donné à voir, à la lumière du calamiteux dernier Q.T., qui a montré au grand jour le défaut d’expérience de la plupart des joueurs.


Le fardeau de la responsabilité s’est, en effet, avéré plus lourd que leur ambition dévorante. Leur entraîneur avait beau les secouer, recentrer leur concentration, le ver était déjà dans le fruit.


Pour le SN, ce fut carrément le scénario inverse. Les Nabeuliens ont, ainsi, pratiqué pendant pas moins de trois Q.T., un basket bâtard, dénué de toute  discipline tactique. Tels des débutants, ils firent preuve de naïveté, concédant en défense de larges couloirs et oubliant totalement la notion d’aide. Pareille attitude est sincèrement condamnable de la part d’une aussi  grosse cylindrée que le S.N. Si bien qu’une question  s’impose d’elle-même : est-ce que le micro cycle  de choc (l’intensité, le volume et la charge des entraînements durant la dernière semaine) a été respecté ?


C’est ce qui fait dire à tout observateur que si le SN  a forcé finalement le destin, c’est beaucoup plus suite au fléchissement subit et total de l’adversaire, qu’à son mérite propre. Mais celui-ci se mesure aussi à la capacité d'une équipe de profiter sciemment de toute donne avantageuse et ce n’est pas donné à quiconque. La qualité des grands, c’est aussi de savoir sortir vainqueur dans un mauvais jour. Et c’est donc ce que les Nabeuliens ont prouvé, grâce à leur métier et leur expérience consommés.


Un petit mot sur l’attaque. Collectivement, il n’y avait vraiment rien de tranchant des deux équipes. Les tentatives étaient menées, généralement, soit à deux soit individuellement.  Durant 35’ environ, les Radésiens ont bénéficié de beaucoup de situations préférentielles, alors que dans les 5 dernières minutes, il n’y eut plus de match.


Pour abréger, je lancerai un grand bravo au SN pour son beau doublé avec toutefois un petit clin d’œil critique quant aux deux excès à s’en départir impérieusement : la confiance démesurée ou, aux antipodes, l’inhibition et la paralysie, impardonnables pour un mastodonte du circuit. Pour sa part, l’ESR est à féliciter chaleureusement. C’est une équipe qui fait réellement plaisir à voir. Son entraîneur a fait du beau travail, en la dotant de tous les ingrédients d’une future grande équipe. Je suis intimement convaincu que l’ESR fera parler d’elle dans un proche avenir».


Propos recueillis par


Wahid SMAOUI


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Leurs impressions


Amine Rzig (S.N.)


«La rencontre a été attrayante et très disputée, d’où le suspense qui a régné jusqu’aux ultimes secondes de la partie. Et si nous avons fini par l’emporter, c’est essentiellement grâce à notre foi inébranlable, car nous n’avons jamais douté en nos moyens et en nos capacités de nous imposer, malgré la très bonne réplique de nos adversaires».


Mourad Belhassine (E.S.R.)


«Ce fut une chaude empoignade qui a réconcilié le public, je l’espère, avec le beau basket. L’antagonisme a atteint en effet, à certains moments, son paroxysme, d’autant que nous avons démontré que l’ESR, qu’on a enterré prématurément, est bien vivante et se porte comme un charme. En tout cas, nous avons prouvé que l’Etoile de Radès demeure un monument du basket tunisien et un véritable bastion. Je peux même assurer qu’une grande équipe est née aujourd’hui».


Wafa Bettaïeb (Pdt E.S.C.B.)


«C’est un grand jour pour tout Nabeul. Notre succès final est le fruit de tant d’années de travail et de sacrifices.


Certes, j’ai eu certaines appréhensions au moment où les Hilaliennes sont revenues dans le match pour prendre l’avantage, mais j’avais confiance en mes filles dont la bonne volonté et la rage de vaincre ont été en fin de compte payantes. Je les remercie d’ailleurs pour leur bravoure et leur détermination, comme je remercie tous ceux qui nous ont fait confiance et nous ont soutenues pour parvenir à nos fins et décrocher enfin la timbale».


Taoufik Bedda (Entr. A.H.)


«Contrairement à ce que le pensent  certains, mon équipe n’a pas manqué de fraîcheur sur la fin, elle a tout simplement souffert de l’inexpérience de la plupart des joueuses encore jeunes. C’est donc, le métier des Nabeuliennes et leur maîtrise aux bons moments qui ont fait la différence. Je suis, par ailleurs, tout à fait satisfait du rendement de mon équipe, d’autant qu’elle est composée de jeunes éléments dont la marge de progression est encore énorme».


M.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com