Les candidats au bac et l’orientation universitaire : La réussite d’abord, le reste est une question de score !





Les candidats au bac finiront très bientôt leurs examens. Ils commencent déjà à faire des projets pour leurs futures études universitaires. L’orientation fait désormais partie de leurs préoccupations majeures dans la mesure où elle détermine tout leur avenir… Les jeunes savent-ils ce qu’ils vont faire après le bac ?


 


Tunis-Le Quotidien


Révolu le temps où seules les études classiques suscitent l’intérêt. Aujourd’hui, les spécialités sont aussi multiples que variées. Cette diversification devrait ouvrir plusieurs horizons devant les demandeurs d’emploi diplômés. Le métier, étant le souci majeur de tous les jeunes, devrait être pris en considération avant même de choisir une filière d’études. A présent, le fait de parvenir au bout du cursus est presque garanti pour tous les étudiants. Le taux de réussite aussi bien pour les candidats au bac que pour les étudiants est satisfaisant. Toutefois, ce qui travaille le plus ces élèves et étudiants, c’est de suivre des études qui leur permettent d’avoir un poste stable et d’avenir. De plus en plus d’élèves, en phase terminale de leurs études, effectuent des recherches auprès de leur entourage pour avoir une idée sur le marché de l’emploi et sur l’employabilité de certaines filières. En revanche, les étudiants n’ayant pas fait une étude du marché de l’emploi et qui optent pour une orientation quasi hasardeuse, trouveront plus de difficultés à se faire embaucher. Par ailleurs, l’instauration de nouvelles filières et de nouvelles universités, permet d’ores et déjà aux étudiants d’avoir plusieurs choix. A présent, les nouvelles spécialités élargissent les chances des jeunes dans leur quête d’une place sur le marché de l’emploi. En effet, plusieurs nouvelles universités ont ouvert leurs portes aux bacheliers et de nouvelles filières courtes, récemment créées, permettent d’avoir davantage d’alternatives. Bon nombre d’étudiants optent pour les filières courtes dans la mesure où ces dernières leur permettent de finir leurs études à un âge assez précoce. Deux années après avoir décroché leur bac, les étudiants peuvent faire partie de la population active puisqu’ils ont déjà eu leur diplôme d’études supérieures.


 


Lotfi, 20 ans, candidat au bac, souhaite devenir architecte. Le jeune homme en rêve depuis des années déjà. «A présent, ce qui prime pour moi, c’est de pouvoir décrocher mon bac. Bien sûr, je voudrais tellement réussir à avoir mon bac avec mention. Cela me permettra d’avoir un score assez fort pour pouvoir enfin réaliser mon plus grand rêve. L’architecture m’a toujours passionné et je souhaite de tout cœur pouvoir intégrer l’école préparatoire. Le bac n’est pas un objectif en tant que tel, c’est plutôt la clé qui va me permettre d’accéder aux études supérieures dont je rêve. Cela dit, si je n’arrive pas à avoir un score assez fort, je dois choisir une autre filière qui approche le plus des études d’architecture. Mais si jamais on va m’affecter à une filière totalement loin de ce que je souhaite, j’opterai pour la réorientation. Quitte à ce que je perde une année. Ce qui nous intéresse tous, c’est de pouvoir trouver un job et d’exercer un métier que nous aimons. Le cas échéant, la réussite dans les études n’a plus vraiment de valeur. Je n’étudie pas juste pour étudier. Je veux devenir architecte. Et puis, j’ai toujours cru qu’on ne peut vraiment réussir que si on aime le métier désiré», dit-il.


Talel, 21 ans, candidat au bac technique, veut suivre des études en anglais. Le jeune homme est persuadé qu’il va pouvoir avoir la filière de son choix s’il réussit. «Je crois que la partie est presque gagnée. Mais je ne peux pas m’empêcher d’avoir des doutes. Cela arrive même aux élèves les plus brillants ! Bref, si jamais les choses vont se passer comme je le souhaite, je vais choisir de suivre des études en anglais. D’abord, c’est une langue que j’ai toujours aimée et maîtrisée. De plus, l’anglais est la première langue mondiale, ce qui va me permettre d’avoir de grandes chances de trouver un emploi. Il est même possible que je poursuive d’autres études en parallèle. Mais l’essentiel, c’est d’avoir un diplôme en anglais. Mes parents sont d’accord avec mon choix. Je leur ai expliqué mes motivations pour choisir cette spécialité et ils sont d’accord. Maintenant, il ne me reste plus qu’à espérer de réussir mon bac».


Achref, 20 ans, candidat au bac économie, n’arrête pas de réfléchir sur ce qu’il va faire après le bac. «Je pense qu’il ne faut surtout pas s’aventurer. Les études supérieures représentent un choix crucial. Il faut prendre le temps d’y réfléchir sérieusement. Il ne suffit pas d’avoir un penchant pour telle ou telle filière. Ce qui est le plus sage, c’est de bien étudier les perspectives d’emploi de la filière. Il faut d‘abord avoir les moyens de sa politique. On ne peut pas avoir une formation littéraire et rêver de devenir médecin par exemple ! C’est complètement aberrant ! Il faut que nos penchants personnels aillent avec nos aptitudes et nos capacités. J’ai effectué ma petite enquête et cela m’a permis de parvenir à une vérité indiscutable : les diplômés qu’on recrute le plus sont ceux qui ont étudié à l’ISG ou a l’IHEC. Je ferai tout ce qu’il faut pour intégrer l’un de ces deux établissements. Il est vrai que certaines nouvelles filières courtes offrent également plusieurs perspectives devant les étudiants. Sauf que les études en informatique ou autres peuvent toujours se faire en parallèle. Je peux m’inscrire dans une université privée pour suivre une formation, histoire de rendre mon CV encore plus riche. Mais je veux avoir un diplôme en commerce international. Les études classiques ne m’intéressent pas. Reste à espérer que je réussisse et que j’arrive à avoir un score qui me permette de réaliser mon rêve», dit-il.


Imène, 21 ans, candidate au bac économie, n’est pas très concentrée sur ce qu’elle va faire. Ce que la jeune fille souhaite, pour le moment, c’est de pouvoir décrocher son bac. «Certes, depuis l’année dernière je ne pensais qu’à ce que je pourrais faire lorsque j’aurais mon bac. J’ai effectué quelques recherches sur internet pour avoir une idée sur l’employabilité des filières et sur les postes les plus demandés. Mais pour le moment, je me concentre sur mon examen. Si je réussis, je vais opter pour une filière courte. Des études en commerce électronique par exemple. D’abord l’avenir tout entier est à l’électronique. Je crois que, d’ici quelques années, toutes les transactions et toutes les opérations financières et commerciales se feront de manière électronique. C’est un domaine qui ne peut pas être saturé dans les années à venir. En plus, les études sont passionnantes et l’on a l’impression de toucher de très près à la réalité commerciale et économique. Et puis, c’est vraiment génial de se retrouver diplômée à un si jeune âge. J’aurai le temps qu’il faut pour bâtir une bonne carrière professionnelle et me faire de l’argent. Je veux terminer vite fait mes études et trouver un emploi. Après tant d’années, je me sens quelque part essoufflée», dit-elle.


Abir CHEMLI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com