Euro-2008/ Pays-Bas – Italie (3 – 0) : Un grand coup… oranger !





Championne du monde en titre, l'Italie a subi une défaite sévère face aux Pays-Bas (0-3) pour son entrée dans l'Euro 2008. Grâce à ce succès de prestige, les Néerlandais prennent la tête du groupe B devant la France et la Roumanie, qui se sont neutralisés à Zürich (0-0).


 


L'Italie voulait marquer l'histoire mais sûrement pas comme ça. Juste avant l'entrée en lice de la Squadra dans la compétition, Andrea Pirlo affirmait vouloir "imiter la France en gagnant l'Euro après le Mondial". En s'inclinant très lourdement (0-3) à l'issue du match le plus spectaculaire de cette entame (34 tirs), l'Italie a écrit une toute autre histoire, celle de sa plus lourde défaite en Championnat d'Europe. Celle aussi, plus anecdotique, de sa première chute face aux Néerlandais depuis trente ans.


Ce revers, évidemment, renvoie au destin de l'équipe de France. Dans le scénario idéal, les deux derniers finalistes de la Coupe du monde devaient en découdre au troisième match, la qualification déjà en poche. En ratant, chacun à sa façon, leur entrée en lice, Tricolores et Transalpins se condamnent à un duel couperet qui en laissera probablement un sur le carreau. Là encore, l'histoire n'est pas exactement celle espérée au départ.


Au coup d'envoi justement, l'Italie était déjà entrée dans les annales en alignant l'équipe la plus âgée de toute l'histoire de l'Euro : 31 ans et 52 jours. "On compensera par notre expérience" avait assuré Pirlo. On veut bien attendre la suite du tournoi pour juger mais face aux Bataves, l'équipe de Roberto Donadoni a fait son âge, et parfois un peu plus encore. Lente derrière et dépassée au milieu, la Squadra a largement subi le punch orange. Avec, en plus, un petit coup de main involontaire de l'arbitre, mal inspiré au moment de valider l'ouverture du score par Van Nistelrooy largement hors jeu (26’).


Sur le deuxième, en revanche, les Oranje ne doivent rien à personne : remontée éclair du sauveur sur sa ligne, van Bronkhorst, et un centre ultra-précis vers la remise de la tête de Kuyt pour la reprise de Sneijder (31’). La suite ? Une poussée tout à l'orgueil de l'Italie (coup-francs de Pirlo 65’, 78’, lob de Toni 76’, percussion de Grosso 77’) avant le KO néerlandais sous la forme d'un nouveau contre d'école conclu par la tête de Van Bronkhorst, définitivement l'homme du match. Régulièrement décriée, la sélection de Marco Van Basten frappe un grand coup dans cet Euro. En revanche, l'Italie est désormais dos au mur mais attention : c'est encore là qu'elle est la plus dangereuse.


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Le premier but était valable


Le secrétaire général de l’UEFA, David Taylor, a confirmé hier, lors d’un point de presse, la validité du premier but des Pays-Bas qui ont battu l’Italie (3-0), inscrit par Ruud Van Nistelrooy, lors de l’Euro-2008, malgré une position de hors-jeu manifeste.


«Le but était valable. Les arbitres ont appliqué correctement les règles», a déclaré David Taylor, se référant à la règle 11 de l’International Board (Ifab), garant des lois du jeu dans le football dépendant de la FIFA.


Ruud Van Nistelrooy a dévié le ballon dans le but italien alors qu’il se trouvait seul devant, deux mètres derrière les derniers défenseurs. Soit théoriquement en position de hors-jeu.


Mais la présence, derrière la ligne de but italienne, du défenseur Christian Panucci, emporté par son élan sur la séquence précédente, annule cette position de hors-jeu.


«On considère que le joueur était sur la ligne de but. Un joueur doit demander l’autorisation de l’arbitre pour sortir du terrain. Dans ce cadre, on considère qu’il faisait office de dernier défenseur», a expliqué M. Taylor, qui souligne que l’aspect accidentel ou volontaire de la sortie du terrain ne doit pas être prise en considération.


«La plupart des gens ne sont pas au courant de la règle, a souligné M. Taylor. Il n’y a pas matière à débat».


«Panucci était certes sorti du terrain (au moment où Van Nistelrooy reçoit le ballon) mais il faisait action de jeu, car il venait de tacler. C’est tout à fait conforme au règlement», a précisé le Français Stéphane Lannoy, quatrième arbitre à l’Euro.


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France  - Roumanie (0 – 0) : Fade et sans émotions


L’équipe de France a concédé le match nul (0-0) face à la Roumanie lors de son entrée en lice dans le groupe C de l’Euro-2008.


Incapables de se créer la moindre occasion de but, les Bleus se sont heurtés tout au long du match au mur défensif roumain.


Sans Henry, le meilleur buteur de l’histoire de la sélection française (44 buts), ménagé, le duo d’attaque Anelka-Benzema a étalé son impuissance face aux troupes de Victor  Piturca, qui ont confirmé leur solidité après avoir bouclé les éliminatoires de l’Euro devant les Pays-Bas.


La France réédite ainsi la même performance que lors de son premier match du Mondial-2006, où elle avait dû partager les points avec la Suisse (0-0) avant d’atteindre la finale.


Les vice-champions du monde sont déjà en mauvaise posture avant d’affronter les Néerlandais, vendredi à Berne, et les champions du monde italiens, le 17 juin à Zurich.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com