Après une bavure U.S. : Le torchon brûle entre Islamabad et Washington





L'armée pakistanaise a condamné une frappe aérienne "infondée et lâche" de la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis en Afghanistan, qui a tué 11 de ses soldats en territoire pakistanais près de la frontière afghane.


Le Quotidien-Agences


Un poste de contrôle des forces paramilitaires pakistanaises a été "détruit par une frappe aérienne des forces de la coalition en Afghanistan", tuant 11 soldats dont un officier, a indiqué un communiqué de l'armée.


Le porte-parole de l'armée, le général Athar Abbas, "condamne cet acte totalement infondé et lâche contre le Corps des gardes-frontières et déplore la perte de la vie précieuse de ces soldats", poursuit le texte.


Dans la matinée, un haut responsable des services pakistanais de sécurité avait annoncé  la mort de 11 soldats à la suite d'un échange de tirs entre des soldats pakistanais et des troupes de l'armée afghane qui avaient pénétré en territoire pakistanais.


Il avait assuré qu'un missile venu d'Afghanistan s'était abattu sur la position des gardes-frontières.


Islamabad a reproché à plusieurs reprises ces derniers temps à Washington de tirer des missiles visant, sur son territoire, des combattants islamistes présumés. Dans cette partie de l'Afghanistan, seules les forces internationales commandées par les Américains ou par l'Otan disposent de ce type d'engins.


«Acte violent»


Le général Abbas a "condamné les forces de la coalition pour cet acte violent", estimant qu'il a "ébranlé les bases de la coopération et des sacrifices que les soldats pakistanais ont consentis en aidant la coalition dans la guerre contre le terrorisme".


Islamabad est l'allié-clé de Washington dans sa "guerre contre le terrorisme», " mais les Etats-Unis reprochent de manière insistante au nouveau gouvernement issu des législatives du 18 février de favoriser l'expansion des talibans et d'Al-Qaïda dans les zones tribales pakistanaises en négociant, depuis mars, un accord de paix avec les talibans pakistanais.


Le général Abbas a souligné "que de telles agressions ne servent pas la cause commune de la lutte contre le terrorisme".

"Une plainte très ferme a été formulée par l'armée pakistanaise et nous nous réservons le droit de protéger nos citoyens et soldats contre toute agression", conclut le communiqué.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com