Aymen Mathlouthi : «La concurrence avec Kasraoui est toujours de rigueur»





Dans une déclaration faite à une radio locale, Aymen Mathlouthi n’a pas caché son désir de saisir la chance offerte par le staff technique de l’EN et à prouver qu’il mérite une place de titulaire.


Vous voilà titularisé à la place de Kasraoui. Comment avez-vous accueilli cette belle nouvelle ?


D’abord, il faut préciser que nous sommes trois gardiens de but de niveau très proche en EN. Nous travaillons ensemble dans une très bonne ambiance même si la concurrence est toujours de rigueur et c’est tout à fait normal que chacun de nous postule à un poste de titulaire. Kasraoui a disputé beaucoup de matches dont la CAN 2008 et il n’y a rien  d’alarmant s’il passe parfois par une période un peu creuse. A présent, c’est à moi d’être là dans la formation rentrante et j’en suis fier évidemment. Je travaille dur pour être le meilleur et quitter le banc des remplaçants et mon sérieux a fini par payer. Ceci m’honore et m’encourage beaucoup à faire encore mieux et à mériter la confiance du coach.


Certains ne cessent de dire que nous ne possédons pas de très bons gardiens de but capables de nous rassurer et de donner un grand plus lors des  grands rendez-vous. Qu’en pensez-vous ?


Dans une certaine mesure, oui. Depuis la retraite de Chokri El Ouaer, c’est Ali Boumnijel qui a pris la relève et malgré son âge avancé, on n’avait pas pensé à son successeur. Après le Mondial 2006, on a réalisé qu’il était nécessaire de donner leur chance aux jeunes keepers qui s’illustrent en championnat. Kasraoui et moi-même avons besoin de plus de temps et d’expérience pour acquérir du métier et devenir de véritables atouts en sélection. Nous sommes au début du chemin et nous serons de plus en plus convaincants d’une compétition à une autre. Avec la jeune vague de gardiens qui monte (Kasraoui, Mathlouthi, Naouali, Mejri, Saïdi, Ratouli, Hosni…) l’EN peut s’assurer d’avoir, en continu, un bon trio à sa disposition.


Après une surprenante défaite à Radès, l’EN a relevé la tête aux Seychelles. Peut-on s’attendre à une confirmation au Burundi ?


Je continue à dire que notre échec face au Burkina Faso n’était qu’un accident de parcours, car l’adversaire a juste profité de quelques erreurs individuelles en fin du match alors qu’il était dominé. A mon avis, nous demeurons les favoris de notre groupe et il n’y a pas de raison pour douter et paniquer. Nous avons pu réagir de belle manière aux Seychelles et nous sommes déterminés à faire de même au Burundi afin de totaliser un nombre important de points et reprendre le commandement. Ce dimanche, nous jouerons pour gagner et je suis confiant quant au résultat final.


Kamel ZAÏEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com