Chirurgie esthétique : Des caprices à la commande





Le douzième colloque du comité national de la déontologie médicale se tiendra aujourd’hui à la faculté de Médecine de Tunis sous la houlette du ministre de la Santé publique.


Le thème de la chirurgie esthétique, on le sait, est d’une actualité vibrante et nécessite des «scanners» et autres décryptages. 


 


A l’étude, plusieurs angles à traiter, profondément, pour qu’il n’y ait ni dérapage ni une quelconque bavure… La chirurgie esthétique, on le sait, est devenue le sujet des cercles intimes et autres salons. C’est le mot magique qui se répète à tous les coups sur toutes les lèvres et qui alimente les débats les plus fiévreux. Au point d’oublier, pour le moment, de parler et diagnostiquer d’autres vrais maux physiques et psychiques et tout ce qui menace et ronge l’homme dans son environnement vital. On s’est tous penché sur ce secteur et, à l’appui, les médias qui se vantent (et qui vendent) les chirurgies à tout prix. Et à chacun son prix. A part quelques cas, cette chirurgie de caprices reste destinée à un public bien particulier. Du genre BCBG qui affectionne le luxe et qui ne vit que pour et dans l’apparat.


N’empêche que le phénomène est de plus en plus présent. Il ne cesse de gagner du terrain et de répandre ses tentacules un peu partout. Dans nos murs, comme outre nos frontières. Des chirurgiens qui se spécialisent dans des divers liftings. Et des «patients» qui se multiplient au fil des ans. Des patients qui nous arrivent même de l’étranger. Et à chacun son petit désir !


Afin de répondre aux besoins d’une nouvelle donne dans le domaine de la santé, toute une infrastructure est en train de se mettre sur pied pour éviter les mauvaises surprises de toutes sortes. Et il fallait bien se préparer au souffle des temps modernes.


Pour ce, toute une journée d’étude est organisée aujourd’hui au Pavillon Zouheïr Essafi à la fac de Médecine de Tunis. Y participeront des médecins, spécialistes dans la psychologie clinique, des chirurgiens qui pratiquent cette chirurgie de luxe depuis quelques années. Mais aussi, d’autres du domaine juridique qui donneront leurs avis sur les principes de ce secteur et parleront de quelques cas ayant nécessité des jurisprudences. A leurs côtés, interviendront des anesthésistes, techniciens et d’autres médecins dans le secteur de l’autopsie. Pour ne pas dire qu’il y a eu quelques «patients» qui se sont retrouvés à la morgue après intervention. Le fait d’organiser ce colloque, c’est très bien vu, car il tombe à pic avec la montée en flèche du nombre de cette population en quête d’un profil fait avec du numérique et sur mesure. Et qui renfloue les caisses de nos cliniques et rend la vie en rose à nos chirurgiens. Qui ont du pain sur leurs planches et brancards…


Z.A.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com