De l’Iran à la Syrie : Bush et Sarkozy affichent leurs convergences





Le président américain a poursuivi l'étape française de sa tournée d'adieux européenne par une conférence de presse commune avec le président Sarkozy à l'Elysée hier, où la question de la Syrie et de l'Iran ont été abordées.


Le Quotidien-Agences


Le président américain George W. Bush s'est déclaré "déçu" que les dirigeants iraniens aient refusé une offre de coopération sous condition d'une suspension de l'enrichissement d'uranium, lors d'une conférence de presse hier à Paris.


"Je suis déçu que les dirigeants aient rejeté cette offre généreuse. C'est une indication pour les Iraniens que leurs responsables veulent les isoler encore plus", a déclaré George W. Bush.


"L'obtention par l'Iran de la bombe nucléaire est inacceptable", a réaffirmé de son côté le président Sarkozy.


Nicolas Sarkozy a qualifié de  son côté de "menace inacceptable pour la stabilité du monde" une obtention par Téhéran de l'arme nucléaire.


Contacts


Le président Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois justifié la reprise des contacts de la France avec la Syrie et souhaité que Damas "se désolidarise le plus possible" de la quête par l'Iran de l'arme nucléaire.


"J'avais dit à Bachar al-Assad que la Syrie laisse le processus présidentiel se dérouler et nous reprendrons contact. Nous avons repris contact. Il faut laisser le Liban libre", a déclaré Nicolas Sarkozy lors de la conférence de presse.


"Je partage le point de vue des Etats-Unis d'Amérique sur le fait que la question iranienne et la possession de l'arme atomique, c'est le sujet de préoccupation majeure. Que la Syrie se désolidarise le plus possible de l'Iran dans sa quête pour avoir une arme nucléaire, à partir de ce moment là, le processus se poursuivra", a-t-il poursuivi.


Le président français a par ailleurs justifié hier l'invitation lancé à Paris pour le 13 juillet au président syrien Bachar al-Assad pour le sommet qui doit lancer l'Union pour la Méditerranée (UPM), rappelant que "la Syrie fait partie des pays méditerranéens".


"J'ai indiqué au président des Etats-Unis que nous avons pris l'initiative d'un sommet de la Méditerranée, à ma connaissance la Syrie fait partie des pays méditerranéens", a déclaré Nicolas Sarkozy.


Après la Slovénie, l'Allemagne et l'Italie, le président américain est arrivé vendredi après-midi à Paris, avant-dernière étape avant la Grande-Bretagne de son ultime tournée officielle en Europe à quelques mois de la fin de son bail de huit ans à la Maison-Blanche.


Lors d'un discours prononcé au siège de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE), George W. Bush s'est réjoui de l'état des relations entre les Etats-Unis et la France, élevée au rang de "première amie de l'Amérique".


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Bush juge possible un accord sur un Etat palestinien en 2008


Le président américain George Bush juge possible la conclusion d'un accord sur un Etat palestinien d'ici fin 2008, malgré les difficultés intérieures israéliennes qu'il souhaite voir dépasser.


"Notre diplomatie consiste à rappeler à toutes les parties prenantes qu'elles ont maintenant une chance de négocier un Etat", a-t-il déclaré lors de la conférence de presse. "Je crois que cela pourra se faire d'ici la fin de l'année."


Il a reconnu qu'il y avait certes "beaucoup d'instabilité sur la scène politique israélienne", où le Premier ministre Ehud Olmert est mis en cause dans une affaire de pots-de-vin.


"Ce qui n'est pas incertain, c'est le fait que beaucoup de gens en Israël comprennent qu'il faut un Etat palestinien pour leur propre sécurité, avec des frontières clairement définies, un Etat qui ne ressemble pas au gruyère, un règlement de la question des réfugiés, de la question sécuritaire et des questions portant sur Jérusalem", a-t-il poursuivi.


La plupart des Palestiniens veulent eux-mêmes coexister en paix avec Israël mais "sont effectivement découragés par les implantations" israéliennes sur leur territoire, a ajouté George Bush, qui a souhaité que les frontières du futur Etat palestinien soit définies "aussi vite que possible".

Ainsi, le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, et son Premier ministre, Salam Fayyad pourront présenter à leur population une "vision alternative de ce qui se passe à Gaza", où le mouvement islamique Hamas domine, a-t-il estimé.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com