Les critiques fusent de partout : Ahmadinejad sur la sellette





Le maire de Téhéran a émis hier une série de critiques contre le président Ahmadinejad. Une de plus qui intervient quelques heures après celles d’un ex-ministre.


Le Quotidien-Agences  


Le maire de Téhéran, Mohammad Baqer Qalibaf, a critiqué implicitement hier le président iranien Mahmoud Ahmadinejad en dénonçant ceux qui utilisent la lutte contre la corruption "pour arriver au pouvoir et éliminer les autres", dans un texte publié sur son blog.


"Au début, les gens considèrent peut-être ceux qui font des dénonciations comme des héros de la lutte contre la corruption mais ensuite, lorsque les gens se rendent compte que rien ne se produit, il y a une crise de confiance qui est le pire des maux (...) pour le régime", écrit Qalibaf.


Ces derniers mois, le président Ahmadinejad, élu sur une plate-forme de "justice sociale", a dénoncé à plusieurs reprises avec virulence l'existence d'une mafia économique qui entraverait sa politique.


"Ces dénonciateurs sont comme des gens qui scient la branche sur laquelle ils sont assis", ajoute Qalibaf, en les accusant de souffrir d'un "mal du pouvoir et (de chercher) à traîner dans la boue leurs adversaires".


Selon le maire de Téhéran, "la crise actuelle qui affecte la vie politique du pays est due au fossé entre la morale et la politique (car) tout est devenu un moyen pour arriver au pouvoir et éliminer les autres", a-t-il encore affirmé, ajoutant que la lutte contre la corruption et les dénonciations sont un de ces moyens.


"Un climat de tumulte, de tapage, de slogans, d'accusation et d'immoralité (...) favorise la corruption et, dans un tel climat, les corrompus peuvent encore mieux œuvrer", a-t-il poursuivi.


Le président ultraconservateur iranien Mahmoud Ahmadinejad ne tolère pas la critique, a indiqué pour sa part un ex-ministre de l'Intérieur renvoyé le mois dernier, dans une interview au quotidien Hamshahri d’hier.


"Au sein de l'actuel gouvernement, il n'y a personne qui peut prendre une position contraire à celle du président", a déclaré Mostafa Pour-Mohammadi, remplacé à la mi-mai après plusieurs semaines de flottement dues à des tensions politiques.


Pour-Mohammadi, qui a jeté un éclairage sans précédent sur les tensions au sein du pouvoir, est considéré comme un protégé du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com