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* Collectés par Zohra ABID


 «Le Réseau Gazelle» roman de Mohamed Lazghab


Edité chez Atlas Edition (2007)


Format : moyen


Prix : 14,500 DT


Les 478 pages de ce roman sont constellées de petites gens familières et attachantes. Ils sont si marquants par le télescope de leur destin au point de croire qu’on les a croisés un jour sur notre chemin.


C’est comme un carnet de route. Hamdi, Saloua, Raja, Cheikh Omar, Mahmoud, Mounir et tous les autres vont et reviennent et s’accompagnent dans les étapes phares de cette fiction tuniso-tunisienne.


Une fiction écrite dans la langue de Molière, plus vraie que nature, qui raconte les petits bobos de tous les jours. Auxquels on s’y fait. Effets annonces, promesses, détournements, et tout se sait et se marmonne dans les coins et les régions les plus arides et reculées du pays. Des régions qui n’ont pas été choyées par la nature…


Certes, le livre est épais, mais il est impossible de le lâcher avant de le terminer jusqu’à la dernière page.


Car on s’y retrouve tous. Les bons et moins bons, impliqués dans l’écriture de l’histoire. Elégamment.


Et c’est le label de Mohamed Lazghab qui en est à son sixième titre. Et qui a du talent à en revendre.


«Parfums de Marie Claire» roman de Habib Selmi


Edité : Dar al Adab, Liban (2008)


Format : petit


Prix: pas encore fixé


Comme à chaque fois, le romancier Habib Selmi offre volontiers à ses lecteurs un peu de son art et de son imaginaire.


Dans son roman, qui vient de paraître (comme d’habitude) chez Dar al Adab de Beyrouth, se dégage une belle histoire au parfum de tous les jours. Mais parfois, un autre parfum plus fort (ou plus léger), se dégage dans des ambiances particulières. Un parfum ambré, épicé, acide, printanier ou carrément …tourné sous d’autres cieux de galère inévitable. Comme un mal nécessaire, qui se fermente et tourne.


Et qui tourne au vinaigre. C’est l’histoire d’un amour qui a commencé comme toutes les histoires d’amour. Par le coup de foudre dès le premier regard. Qui parfois trahit. Et si on pénètre facilement au bain maure, pour en sortir,…, il faut se casser le crâne, casquer sa vie et crever…


Rien que pour ce trait de parfum de femme qui a donné un certain jour du vertige à un homme. Quelque 222 pages écrites dans un arabe envoûtant et qui sentent bon la sensibilité, le style, le rythme, l’esprit, et le professionnalisme d’un vieux routier dans le champ de l’art créatif en général et l’écriture de la fiction en particulier.


Nous avons eu la chance de le lire avec tant de plaisir, un peu avant tout le monde. Quelques jours seulement après son édition.


Nos libraires viennent de le commander et attendent le stock qui sera sans doute disponible dans la semaine.


«Fille de la terre»roman de Aïcha Chaïbi


Edité : à compte d’auteur


Format : petit


Prix : 9,000 DT


Un petit roman qu’on lit affectueusement en cette période d’été. Un ouvrage aéré, qui décrit en 18 chapitres une histoire personnelle peuplée de bonheurs.


Mais aussi saccadée par des imprévus. Auxquels on n’est pas préparé. Un travail sur le droit à la propriété. Un travail qui invite à réfléchir et qui s’ouvre comme un éventail sur les affaires et les amours.


Tout s’enchevêtre et tout bouillonne jusqu’à sentir le cramé et l’incendiaire de tout bord. Rien que pour un morceau de terre.


Mais les discordes n’en finissent jamais. Elles se régénèrent d’une génération à une autre et ne s’évaporent jamais. Mais à chaque époque, ses klaxons, ses concerts assourdissants. Un livre qui intéresse tous ceux qui veulent garder les pieds sur terre.


Et garder surtout la raison. Le tout est rédigé dans un français correct, facile à comprendre et qu’on conseille à nos collégiens et lycéens en cette période de vacances.


Une façon de ne pas passer le temps à ne rien faire. Au moins à apprendre un petit quelque chose. C’est toujours bon de se construire.


«Alabama Song»de Gilles Leroy


Edité : chez Mercure de France (2007)


Format : moyen


Prix : 28,800 DT


Avec ce Gilles Leroy, on apprend énormément. Pas seulement à écrire, mais à bien écrire tout en réfléchissant. Et c’est là où réside le fort de ce romancier distingué et bourré de prix. L’auteur notamment de «Machine à sous» (prix Valery Larbaud 1999), «L’Amant russe» (2002), «Grandir» (2004) et «Champsecret» (2005) a écrit son «Alabama Song».


Un livre qui se vend comme des petits pains depuis 2007. Un autre succès s’incruste dans le répertoire du romancier. Car ça lui a valu le Prix Goncourt. Ce n’est donc pas rien. Il fallait imaginer la qualité de ce livre plein de vie, de bruit et de philosophie.


L’écrivain convoque cette fois-ci une galerie de personnages pour reprendre quelques histoires et les romancer à sa façon. C’est un peu à l’américaine. En incorporant des éléments biographiques à d’autres imaginaires et tenir en otage les mordus de la lecture. C’est l’histoire de Zelda, «Belle du sud». Quand elle fait la connaissance du lieutenant Scott Fitzgerald, sa vie prend un autre tournant.


Le couple vole aux USA. Lui devient un célèbre écrivain. Sans enfants, tous deux sont propulsés dans les flammes de la vie mondaine de New York. Mais ils ne tardent pas à se brûler les ailes.


L’auteur s’est donc glissé dans la jaquette de Zelda au plus près de ses peines et ses joies et a peint le destin de ses personnages clés et autres figurants avec leurs points noirs et blancs et s’est amusé à leur donner des rôles qui leur vont bien.


Et vont bien aux lecteurs qui entrent vite avec eux dans un jeu courtois. Saisissant à plaisir.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com