E.N. : La réaction était, tout de même, bonne





Après un début catastrophique, les Aigles de Carthage se sont bien repris pour remporter leurs matches aux Seychelles et au Burundi, imposant leur statut de favori du groupe 9 que seul le Burkina Faso conteste pour le moment.


Pour rester dans la course, les Aigles de Carthage devaient gagner à Victoria comme à Bujumbura. Ce fut, finalement, mission accomplie et on ne va pas s’arrêter trop sur la manière et les détails techniques car la situation était sérieuse et inquiétante après la déconvenue de Radès lors du premier match des éliminatoires de la CAN et du Mondial 2010 et la réhabilitation devenait une nécessité.


Ce qui est nouveau dans cette équipe, c’est sa manière d’évoluer. Adepte du 4-3-2-1, Lemerre a osé changer et se corriger. Lors des deux derniers matches, on a vu les nôtres évoluer en 4-4-2, une tactique qui leur sied à  merveille, étant appliquée par la plupart des équipes en championnat local.


C’est cette formule qui a permis de mieux contrôler le jeu et l’adversaire et de se créer beaucoup plus d’occasions. Il y a au moins ça de gagné au sein de l’équipe, en plus des deux victoires qui n’ont pas tardé à retaper le moral  des joueurs après une semaine de doute. A ce propos, Jawher Mnari qui a pris part aux trois derniers matches est catégorique: «c’est vrai qu’on a beaucoup souffert après la défaite face au Burkina Faso. Je vais encore plus loin en affirmant que le doute a envahi le groupe malgré notre confiance en nos capacités de réaction. C’est que tout est devenu possible  et un autre faux-pas, au Burundi par exemple, allait nous coûter très cher. Il fallait réagir et le coach, ainsi que les joueurs, ont montré une forte personnalité en tenant bon. Nous étions confiants mais il fallait le montrer sur le terrain. Dieu merci, nous avons su nous propulser vers l’avant et je pense même que nous avons les moyens de terminer en tête de ce groupe en gagnant au Burkina Faso».


La période de doute dépassée, les Aigles de Carthage auront encore à confirmer leur retour en forme, samedi face au même Burundi à Radès, avant de prendre un repos mérité. La réaction qu’on attendait à bien eu lieu et elle nous permet de garder confiance en cette équipe. Lemerre va pouvoir diriger la sélection pour la dernière fois dans des conditions assez favorables alors que Cuelho, le futur sélectionneur, va avoir un premier défi à relever: tenter de terminer en tête en battant le Burkina Faso chez lui. Le Portugais aura deux bons mois pour préparer son équipe pour cette échéance et ce sera un bon test pour ce technicien qui sera  appelé à bâtir une nouvelle équipe avec de nouveaux repères. Lemerre l’a fait pendant six ans en s’appuyant sur un noyau dur qui lui a permis de remporter un historique titre africain. Cuelho, avec de nouvelles idées et une autre approche va tenter de faire mieux. Pour le moment, c’est Lemerre qui est là pour encore quelques jours alors que Cuelho est occupé par l’Euro 2008. On verra mieux dans quelques semaines.


Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com