Khaled Mechaâl affirme : “La trêve ne porte pas sur le soldat Shalit”





La trêve négociée par l'Egypte dans la Bande de Gaza engage Israël à lever son blocus du territoire palestinien mais ne porte pas sur le sergent Gilad Shalit, enlevé il y a deux ans par un commando palestinien, assure Khaled Méchaâl, chef du Bureau politique en exil du Hamas, dans une interview.


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Ce cessez-le-feu, ajoute-t-il, sera bénéfique au 1,5 million de Palestiniens vivant dans des conditions difficiles dans la Bande de Gaza et pourra aussi profiter à Israël s'il respecte ses engagements.


"Si vous vous retirez, nous nous retirerons. Les factions de la résistance ne sont pas en position de faiblesse mais en position de force (...) Notre peuple poursuit une cause, nous ne nous laisserons pas briser par une agression ou une invasion", a-t-il dit en marge d'une visite aux Emirats arabes unis.


Méchaâl, qui vit en exil à Damas, affirme que l'arrangement négocié par les Egyptiens ne fait pas mention du sort du sergent israélien Gilad Shalit, capturé par un commando palestinien en juin 2006.


Les autorités israéliennes ont annoncé que le point de passage de Rafah, à la frontière entre Gaza et l'Egypte, ne serait rouvert qu'en cas de progrès vers la libération de Shalit.


"L'ennemi a tenté d'intégrer la question de Gilad Shalit à la trêve. Nous avons refusé et, dans la proposition égyptienne définitive, les deux questions ne sont pas liées", affirme Méchaâl.


"La question de Gilad Shalit est liée à un accord d'échange (ndlr, avec des prisonniers palestiniens détenus par Israël), tandis que la trêve implique un cessez-le-feu bilatéral, la levée du blocus et l'ouverture des points de passage."


Khaled Méchaâl annonce que des négociations sur Rafah vont se poursuivre avec l'Egypte, le Hamas, le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas et les Européens, mais insiste sur le fait que la libération de Shalit ne pourra intervenir si Israël ne relâche pas les détenus palestiniens dont le Mouvement de la résistance islamique a dressé la liste.


"Israël a rejeté les listes que nous avions présentées sur la base d'un précédent arrangement sur le nombre de détenus concernés et le processus de leur libération. Cela entrave l'accord et nous insistons sur la libération de ces prisonniers: sans cela, Gilad Shalit ne sera pas libéré", prévient-il.


"Le peuple palestinien déplore 11.600 prisonniers, dont mille sont malades et plus de la moitié attendent un jugement, parmi lesquels des femmes, des enfants, des ministres, des députés.", a-t-il encore dit.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com