Alors que ses inspecteurs sont en route pour Damas : L’AIEA ne croit pas à un programme nucléaire syrien





L'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) ne dispose d’aucune information montrant que la Syrie possède le savoir-faire et les matériaux nécessaires à la mise en œuvre d'un programme nucléaire, a déclaré son directeur général, Mohamed ElBaradeï.


Le Quotidien-Agences


"Nous n'avons pas de preuves que la Syrie dispose des ressources humaines qui lui permettraient de mener un programme nucléaire d'envergure. Nous ne croyons pas que la Syrie possède du combustible nucléaire", déclare le diplomate égyptien dans un entretien diffusé par la chaîne de télévision Al Arabiya.


L'aviation israélienne a bombardé en septembre un site dans le nord-est de la Syrie où, selon Washington, un réacteur à usage militaire était en construction. L'AIEA, précise ElBaradeï, ne dispose que de photographies de ce site bombardé en septembre dernier, qui présentait des similitudes avec des installations nucléaires de Corée du Nord permettant la production de plutonium militaire.


L'agence onusienne a néanmoins inscrit la Syrie sur la liste des Etats sous surveillance en raison d'un risque de prolifération nucléaire. Cette mesure, décidée en avril, faisait suite à la réception de documents transmis par le renseignement américain.


Selon Washington, la Syrie était sur le point d'achever la construction d'un réacteur nucléaire lorsque les chasseurs-bombardiers de l'armée israélienne sont passés à l'action. Damas a démenti l'existence de tout programme nucléaire et s'est déclaré prête à coopérer à une enquête menée par l'Onu sur les accusations américaines.


L'Agence internationale de l'énergie atomique envoie dimanche une équipe d'experts de haut niveau à Damas pour y enquêter sur de présumés projets de construction d'un réacteur nucléaire clandestin dans le désert syrien.


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Assad exclut des négociations directes avec Olmert


Le président syrien Bachar Al-Assad, en visite en Inde, a exclu hier des négociations directes avec le Premier ministre israélien Ehud Olmert en marge du sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) à Paris le 13 juillet.


"Ce n'est pas comme prendre le thé", a déclaré Assad à des journalistes à propos d'un éventuel entretien direct avec le chef du gouvernement israélien.


Ce dernier a affirmé hier au journal français Le Figaro qu'il n'était "pas éloigné" de l'idée de pourparlers directs avec le chef de l'Etat syrien qu'il devrait croiser à Paris le 13 juillet au sommet de l'UPM, sous l'égide du président Nicolas Sarkozy.


"La réunion entre moi et le Premier ministre israélien n'aura aucune signification sans des technocrates, des experts préparant le terrain", a expliqué Assad.


"Se contenter d'envoyer des signaux sans vrai résultat n'a pas de sens", a-t-il jugé.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com