Aujourd’hui, élection du nouveau Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie : Les jeunes pharmaciens ont des maux et des mots à dire !
Après une série d’assemblées générales régionales des structures ordinales des pharmaciens de Tunisie, qui ont débuté à Tunis le 23 avril 2008 et pris fin le 20 mai dernier à Sfax, la fièvre des élections doit atteindre son apothéose aujourd’hui à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire élective à travers laquelle sera constitué le nouveau Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie.
Tunis-Le Quotidien
3800 pharmaciens inscrits au Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie (CNOP) et classés en 3 catégories (Officinaux, Grossistes et fabricants de produits pharmaceutiques, hospitaliers et biologistes) procèdent aujourd’hui à l’élection des nouveaux membres de l’Ordre des Pharmaciens Tunisiens.
M. Mongi Lassoued, membre assesseur au Conseil régional de Pharmaciens de Gabès, est le plus jeune parmi les candidats en lice aux élections du nouveau Conseil National de l’Ordre des Pharmaciens de Tunisie. Représentant les jeunes pharmaciens, M. Lassoued a fait part au «Quotidien» des principaux points du programme électoral qu’il considère «répondre aux attentes des jeunes pharmaciens qui forment presque la majorité des professionnels en exercice (environs 50%)».
Le plus jeune candidat au CNOP a fondé son programme électoral sur un ensemble de projets ayant pour dominateur commun une meilleure intégration des jeunes pharmaciens.
Ainsi, l’intérêt porte en premier lieu, selon M. Lassoued, sur «l’adoption d’une feuille de route qui anticipe les besoins des pharmaciens des générations futures à même de définir dès à présent les démarches à adopter afin que leur formation et leur intégration professionnelle soient en cohérence avec l’évolution du nombre des pharmaciens».
Il s’agit également de «jeter des ponts de dialogue avec les jeunes pharmaciens dans le but de partager leurs préoccupations et leurs ambitions».
En matière de formation, et pour ouvrir de nouveaux horizons au profit des diplômés du domaine, M. Mongi Lassoued considère qu’il est aujourd’hui «impératif de permettre à la faculté de pharmacie de Monastir de jouer un rôle plus actif en ce qui concerne le développement de la profession et ce à travers l’introduction de nouveaux cycles de formations (stérilisation, alimentation, environnement et traitement des eaux, marketing, administration ) qui permettraient de multiplier les opportunités d’emploi».
Dans le chapitre emploi, M. Lassoued affirme qu’il uvrera «afin que les jeunes pharmaciens aient plus d’opportunités d’embauche dans les établissements de la santé publique et de faciliter leur insertion dans les cliniques». Dans le même cadre, il note qu’«il sera aussi prioritaire d’uvrer dans le sens de nouvelles lois à même d’introduire des assouplissements fiscaux qui facilitent l’établissement des jeunes pharmaciens».
S’agissant des points touchant directement à la profession, le jeune candidat estime qu’il est grand temps pour que «la loi 55-73 soient révisée de façon radicale pour qu’elle s’adapte à l’évolution de la profession de pharmacien en ce 21e siècle».
L’attention portera, d’autre part, sur la formation du CNOP qui «doit représenter toutes les régions à l’instar des autres professions».
A propos du système de rémunération, M. Lassoued appelle à «l’amélioration de la situation administrative et matérielle des pharmaciens et ce, en simplifiant les procédures de promotion pour ceux exerçant dans le secteur public et à travers la révision des taux de gains pour les indépendants»
H. GHEDIRI

