Investissements allemands en Tunisie : Satisfactions…inachevées !





Pour les entreprises allemandes installées en Tunisie, l’année 2007 a été très positive en terme d’activités et de chiffre d’affaires.


Les avantages présentés sur ce site continuent à drainer davantage d’investissements allemands, même si certaines défaillances restent à régler.


Tunis - Le Quotidien


Les responsables de la Chambre Tuniso-Allemande de l’Industrie et du Commerce (CTAIC) ont tenu, hier à Tunis, une conférence de presse pour présenter les résultats de l’enquête de satisfaction des entreprises allemandes implantées en Tunisie, réalisée au cours du mois d’avril dernier.


Il s’agit d’une enquête réalisée sur un échantillon de 104 entreprises allemandes, et à capitaux mixtes, implantées en Tunisie, représentant généralement les principaux investisseurs allemands sur le site tunisien, et employant près de 35 000 personnes.


M. Ferdinand Terburg, président de la CTAIC, a expliqué que l’objectif de cette enquête est de dresser une évaluation de la situation économique de ces entreprises et de leurs perspectives d’avenir.


Et d’ajouter que l’enquête a eu, entre autres objectifs, de montrer concrètement les déficiences à l’aide des informations fournies par les entreprises ciblées, et de recueillir des suggestions et propositions d’améliorations constructives.


M. Terburg a précisé que cette enquête a témoigné de la satisfaction des principaux investisseurs allemands quant à leurs activités à partir du site tunisien, « d’autant qu’elles ne cessent de se développer d’une année à l’autre ».


De son côté, Mme. Dagmar Spantzel, DG de la CTAIC, a noté que l’année 2007 a été particulièrement fructueuse en termes d’investissements directs des entreprises allemandes en Tunisie, puisque le volume de ces investissements est passé de 19 millions de dinars en 2006, à plus de 40 millions de dinars au terme de l’année dernière.


« Cette progression remarquable est due, en partie, à l’implantation de 16 nouvelles entreprises allemandes en Tunisie en 2007, avec un volume d’investissement global 8,7 millions de dinars, ainsi que l’extension de 18 autres entreprises existantes déjà sur le même site», a-t-elle mentionné.


Pour ce qui est des résultats de l’enquête, 87% des entreprises interrogées ont manifesté leur satisfaction de l’évolution positive de leurs affaires à partir de la Tunisie, en particulier pour celles opérant dans les secteurs du textile et de l’électrotechnique.


En 2007, 63% des entreprises objet de l’enquête ont embauché du personnel supplémentaire, alors que 12% seulement ont déclaré une baisse de leurs effectifs à la fin de l’année.


Les perspectives d’évolution pour l’année 2008 ont été jugées globalement positives, notamment en ce qui concerne le chiffre d’affaires à l’exportation et les effectifs. Dans l’ensemble, 62% des sociétés interrogées prévoient une augmentation de leurs chiffres d’affaires à l’export, en particulier pour celles du secteur du textile.


Selon M. Terburg, ce chiffre a été multiplié par deux au cours d’une année seulement, témoignant de la bonne tenue du textile tunisien, en dépit de toutes les craintes de la concurrence asiatique après l’achèvement des accords multifibres en 2005.


Des avantages, mais aussi des inconvénients


Pour leur évaluation du site de production Tunisie, les entreprises allemandes interrogées dans le cadre de cette enquête ont repéré plusieurs avantages, mais aussi certains inconvénients.


A l’instar des dernières années, la proximité géographique de l’Europe, la stabilité politique et sociale et les avantages fiscaux consentis aux entreprises exportatrices ont été cités comme principaux avantages offerts en Tunisie aux sociétés allemandes.


Côté inconvénients, l’enquête a fait ressortir un ensemble de handicaps auxquels sont encore confrontées les entreprises allemandes sur ce site, en particulier en matière de la réglementation excessive et la rigidité administrative, le manque de personnel qualifié et aussi la faible productivité de la main d’œuvre tunisienne. Ces entreprises ont, également, évoqué les difficultés enregistrées en matière du transport, principalement les coûts élevés dans la région méditerranéenne, ainsi que l’évolution sur les marchés extérieurs européens.


Mohamed ZGHAL




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com