Le service public, facteur d’attrait





L’ONU vient de reconnaître à la Tunisie la pertinence de son approche dans le domaine de la modernisation de l’administration. Et ce n’est pas peu de chose au moment où partout dans le monde les administrations sont décriées pour leur lenteur, leur manque de modernité, leur absence auprès des citoyens…


Il faut dire qu’il y a une vingtaine d’années, l’administration tunisienne était à plusieurs vitesses. Certains départements remplissaient convenablement leur mission et d’autres répondant fidèlement aux descriptions d’obsolescence les plus caricaturales. Mais l’intérêt incessant du Président Ben Ali a porté ses fruits et c’est de manière homogène que notre administration a repris du poil de la bête, incitant même certains observateurs de renommée internationale à en comparer l’essence à celle du secteur privé. C'est-à-dire là où le souci d’efficience à tous les étages est la première règle ; que ce soit pour répondre aux attentes du client-citoyen, pour maîtriser les coûts de toutes sortes ou pour les questions délicates de diligence.


Pourtant, les ambitions du Chef de l’Etat pour l’administration ne s’arrêtent pas là. Un plan de développement administratif, arrêté pour les années à venir, poursuit le but d’améliorer son rendement, particulièrement par l’exploitation de toutes les ressources des technologies de la communication et de l’information.


Une évolution naturelle quand on considère le chemin déjà parcouru au cours des vingt dernières années et quand on observe les innombrables initiatives prises par l’administration pour se rapprocher encore plus du citoyen. Il faut dire que la création de points de l’administration rapide au sein des grandes surfaces et des établissements universitaires, la mise en place de centres d’affaires et de guichets uniques pour la création d’entreprises et l’assistance des exportateurs… ont radicalement changé le concept même d’administration en la faisant sortir de ses propres murs pour l’emmener à la rencontre des Tunisiens.


Faut-il également souligner tous les gains de temps rendus possibles par l’institution du principe ‘‘la liberté est la règle, l’autorisation est l’exception’’? Faut-il rappeler qu’aujourd’hui 83% des autorisations administratives ont été supprimées et remplacées par des cahiers des charges ?


Mais l’administration doit poursuivre son évolution comme le souhaite le Président Ben Ali qui la conçoit comme l’un des facteurs-clefs de l’attrait de la Tunisie dans une configuration de Centre régional d’affaires et de services. Elle doit continuer à valoriser le rôle de ses ressources humaines, s’ouvrir sur l’extérieur, générer des initiatives qui accéléreraient son rythme d’innovation…


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com