Festival international du Malouf : Le passé sur des notes gaies !





Quarante-deux ans déjà depuis sa création, le Festival international du Malouf et de musique traditionnelle arabe continue à faire de la résistance. Rendez-vous du 12 au 26 juillet à Testour cette ville historique, fière comme toujours de ce précieux legs.


L’histoire de Testour ne peut être présentée que sur des notes gaies. Des notes qui émergent du cœur et de la mémoire de ceux qui ont été bercés par la beauté de ce fort de la civilisation arabo-andalouse. Au fil des années, des décennies et des siècles, ces paroles et ces rythmes traduisent cette rencontre historique entre deux civilisations. De père en fils, on transmet cet héritage cher et précieux qui fait de cette ville un vrai berceau des cultures. C’est dans cet esprit que les habitants de Testour ont choisi d’œuvrer depuis la création du Festival international du Malouf et de musique traditionnelle arabe, en 1967. Et ce n’est jamais facile avec ces vagues de chansons «sandwichs» et des chanteurs «kleenex» qui émergent au quotidien ! Contre vents et marées, le comité d’organisation a continué à œuvrer, durant des années, essayant par tous les moyens de préserver cet héritage qui risque de disparaître. Des hauts et des bas ? Certainement ! L’important est que le festival continue d’exister et de contribuer à la protection de cette musique. Pour cette 42e édition, les organisateurs ont concocté quinze soirées pour les fidèles de ce festival et les férus du malouf et de la musique arabe traditionnelle. Le coup d’envoi de cette session sera donné par la troupe de la Rachidia qui ne cesse de briller d’une soirée à une autre et de faire le bonheur des mélomanes là où elle passe. Quant à la clôture, elle portera la touche du maestro Naoufel Ben Aissa qui sera accompagné de la prestigieuse troupe de la ville de Tunis lors de cette soirée qui verra la distribution des prix aux lauréats de la compétition des jeunes troupes de malouf. Entre ces deux soirées tunisiennes, le public voyagera avec du malouf, des mouwachahats et de la musique libyenne sous la direction de l’artiste Hassan Aribi, les 13 et 15 juillet et l’ensemble de malouf et de tarab andalous, dirigé par l’artiste Mohamed Rachid Sefni qui nous vient d’Alger. Notons que tout au long des soirées, le public découvrira huit groupes musicaux de Sousse, La Marsa, Boussalem, Bizerte, Testour et du Kef qui travaillent sur la valorisation et la sauvegarde de cette musique. A signaler que Alya Belaid, la troupe de Ouled Jouini et Mohsen Cherif seront de la fête, dans des concerts en solo.


Imen ABDERRAHMANI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com