Berlusconi tient ses noires promesses discriminatoires : L’Italie … de la dolce vita à la duce vita





Le Quotidien-Agences


Des forces de l'ordre vont être envoyées dans l'ensemble des camps nomades du territoire italien pour relever les empreintes digitales de leurs occupants roumains, adultes comme enfants. En attendant les fichiers ADN.


Ces derniers jours ont été marqués par des affrontement entre gens du voyage en provenance de Roumanie (les Roms) et une population italienne sans doute encouragée par les déclarations du ministre de l'Intérieur.


Dans le contexte, la proposition du ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, de la - peu tendre et ouvertement xénophobe - Ligue du Nord, de relever les empreintes de tous les Roms - jusqu'aux enfants - dans le cadre de la lutte contre la délinquance a déclenché de vives indignations, mais également la satisfaction de certains.


Roberto Maroni, de la - peu tendre et ouvertement xénophobe - Ligue du Nord, aura beau déclarer qu'il ne s'agit pas d'un "fichage ethnique"  mais d'une "garantie supplémentaire pour la protection de leurs droits" : il est évident que ces nouvelles dispositions correspondent au programme électoral très raide de Silvio Berlusconi en matière de contrôle d'immigration, aux dernières élections italiennes.


"Ce sera un véritable recensement pour pouvoir garantir à ceux qui ont le droit de rester dans le pays, de pouvoir vivre dans des conditions décentes. Et de renvoyer chez eux ceux qui n'ont pas le droit de rester en Italie", selon Roberto Maroni.


Dans un pays où 80% des Italiens "seraient" favorables à ces mesures, ces pratiques discriminatoires rappellent les heures sombres d'une Italie mussolinienne.


Une comparaison qui ne semble pas devoir distinguer ce pays de ses voisins, notamment français, où l'adoption européenne de la "directive retour" est parfois précédée de dispositions encore plus contraignantes pour une partie de la population.


Quelque 342.200 Roumains vivent en Italie, selon les chiffres officiels, mais l'organisation catholique Caritas les évalue à 556.000, un nombre en forte augmentation depuis l'entrée du pays dans l'UE en janvier 2007. Parmi eux, quelque 140.000 seraient des nomades.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com