Zebari : L’accord de sécurité avec les Etats-Unis «quasiment finalisé»





Le Quotidien-Agences


Le ministre des Affaires étrangères irakien, Hoshyar Zebari, a déclaré hier que Washington et Bagdad avaient "quasiment finalisé" les négociations sur l'accord controversé de sécurité entre les Etats-Unis et l'Irak.


"Il y a eu beaucoup de déclarations erronées, de confusion et de manipulation politique sur ce sujet", a dit Zebari, lors d'une conférence de presse à Bagdad.


"Nous parlons d'un accord cadre stratégique qui va améliorer la coopération entre l'Irak et les Etats-Unis sur de nombreux sujets. (...) Nous avons quasiment finalisé le document", a-t-il ajouté.


Les pourparlers complexes et difficiles vont se poursuivre, les deux parties essayant de parvenir à un accord avant la fin juillet, selon le ministre.


"Les instructions de mon gouvernement sont d'arriver à un accord acceptable qui préserve la souveraineté de l'Irak, et la position des Etats-Unis a été d'un grand secours", a-t-il affirmé.


La résolution du Conseil de sécurité de l'ONU qui règle la présence des troupes, essentiellement américaines et sous commandement américain, de la Force multinationale en Irak expire à la fin 2008.


L'Irak et les Etats-Unis négocient un nouvel accord de sécurité, très controversé, qui précise les modalités de la présence à long terme sur le sol irakien des troupes américaines.


Les négociations semblaient dans l'impasse le mois dernier, les différentes factions politiques irakiennes montrant une forte opposition et le mouvement du leader chiite Moqtada Sadr le qualifiant même d'instrument d'"esclavage éternel" de l'Irak.


Zebari a admis que les négociations ont été rudes. "Au départ, il y avait des positions très arrêtées des deux côtés. Puis la délégation américaine (à Bagdad, où ont lieu les négociations, ndlr) a montré une grande souplesse. C'est pour cette raison que nous n'avons pas perdu l'espoir" d'arriver à un accord, a-t-il expliqué.


Néanmoins, au cas où les pourparlers échoueraient ou que la signature de l'accord traîne en longueur, Zebari a indiqué que Bagdad et Washington étaient ouverts à deux autres options.

"Au cas où l'Irak rejetterait l'accord de sécurité ou si le délai (fin juillet, ndlr) est dépassé, nous avons d'autres choix. Soit nous tentons de parvenir à un accord bilatéral de remplacement, soit nous allons devant le Conseil de sécurité (de l'ONU, ndlr) pour prolonger d'une année" la durée de la résolution qui règle la présence des troupes étrangères dans le pays, a-t-il dit.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com