Après l’opération de la pelleteuse : Un ministre israélien veut exclure les quartiers arabes d’Al-Qods





Le vice-Premier ministre israélien Haïm Ramon a proposé hier d'exclure les quartiers arabes d’Al-Qods afin de protéger la ville sainte, après l'attaque de mercredi. Celle-ci a fait quatre morts, dont l'auteur de l'agression, un ouvrier palestinien en conflit avec la municipalité au sujet de sa maison.


Le Quotidien-Agences


Ramon, qui s'exprimait à la radio de l'armée israélienne, a suggéré de dévier la route de la barrière de séparation construite par Israël autour de la plus grande partie de la ville afin de contourner les quartiers Est.


Ces quartiers, a argué le ministre, "ont été annexés en 1967". "Nous les appelons Jérusalem alors qu'il n'y a pas un Hiérosolymitain là-bas. Aucun Israélien ne les approche", a-t-il affirmé. Ces quartiers devraient être traités comme s'ils faisaient partie de la Cisjordanie "parce que c'est ce qu'ils étaient à l'origine", selon lui. Et d'ajouter que les habitants de ces secteurs, une fois séparés d’Al- Qods devraient perdre leurs droits de résidence israéliens, qui leur permettent de travailler et de se déplacer librement dans le pays.


Israël présente la barrière comme une protection mais ses détracteurs estiment que son tracé est largement déterminé par des considérations démographiques et vise à inclure le plus possible de terrain en excluant le plus possible de Palestiniens.


Le militant de mercredi, Hussam Dwayat, 30 ans, a apparemment agi seul, selon la police. On ignore les raisons de son acte mais les autorités municipales ont confirmé que l'ordre avait été donné en 2005 de détruire sa maison, bâtie sans permis. L'homme a obtenu gain de cause en justice mais a écopé de dizaines de milliers de dollars d'amende.


Les Palestiniens exigent d'obtenir le contrôle d’Al-Qods-Est en tant que capitale de leur futur Etat indépendant, dans le cadre d'un accord de paix, mais les Israéliens refusent, bien que le Premier ministre Ehoud Olmert et Haïm Ramon semblent envisager de renoncer à certains quartiers arabes.


En réaction à l'attaque de mercredi, le Parlement israélien a donné son accord à un projet de loi de retrait des droits de résidence aux familles des Palestiniens ayant commis des agressions. Les autorités étudiaient aussi la possibilité de raser la maison de l'assaillant -une pratique abandonnée depuis 2005. Le porte-parole d'Ehud Olmert a déclaré qu'aucune décision n'avait encore été prise.




Articles Similaires:



Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com