Une responsabilité collective…





Pas moins de neuf de nos concitoyens ont trouvé, hier matin, la mort, dans un terrible accident de la circulation survenu dans une zone située  à quelques encablures de la ville de Médenine, au Sud du pays. La tragédie fait suite à une collision d’une violence inouïe entre le louage qui transportait les victimes et un poids lourd chargé de matériaux de construction. Selon les premiers éléments de l’enquête, un mauvais dépassement serait à l’origine de ce nouveau drame de la route qui endeuille de nombreuses familles et replace sous les feux de l’actualité le sacro-saint problème des accidents de la circulation. Un problème qui n’a rien perdu en fait de son intensité, et ce, malgré les innombrables campagnes de sensibilisation menées régulièrement par les instances concernées, dont notamment l’Observatoire national de la sécurité routière et l’Association tunisienne de prévention routière.


Les statistiques font état en effet d’un nombre croissant d’accidents de la route, qui surviennent un peu partout à travers le pays et particulièrement dans les grandes villes. Les chiffres de 2006 font ressortir à cet effet que le plus grand nombre d’accidents sont enregistrés aux gouvernorats de Tunis, Nabeul et Sfax.


On apprend également que le mois d’août vient en tête pour le plus grand nombre d’accidents (9,34% du total) suivi de septembre (9,15%), et que le samedi est le jour le plus dangereux (15,54% du nombre total des accidents).


R.A.S., en revanche concernant les causes à l’origine de ces drames et qui sont presque les mêmes chaque année, à savoir l’excès de vitesse, l’alcool et... l’utilisation du portable au volant. Et c’est d’ailleurs pour cette raison précise que l’Observatoire national de la sécurité routière a fait, cette année, de la lutte contre l’excès de vitesse et l’usage du portable au volant, le thème focal de la nouvelle édition de sa campagne «Vacances en sécurité».


Nombre de nos conducteurs sont en fait des adeptes invétérés et incorrigibles de la vitesse. Pour un oui ou pour un non, ils n’hésitent pas à appuyer démesurément sur le champignon exposant ainsi leur propre vie et celle des autres au danger. De même que nombre de nos concitoyens usent et abusent du portable au volant malgré l’interdiction formelle de cette pratique, tel que spécifié par une loi qui a été malheureusement vouée aux gémonies.


La lutte contre les accidents de la circulation est une tâche qui incombe en fait à tous les Tunisiens et, en premier lieu, aux usagers de la route. Ces derniers doivent nécessairement faire preuve de responsabilité, partant de l’évidence que nul n’est à l’abri d’un drame de la route qui peut survenir au moment où l’on s’y attend le moins. Le strict respect du Code de la route constitue en fait la meilleure parade pour se prémunir contre les accidents de la circulation qui génèrent bon an mal an, à l’Etat une perte sèche en termes de production  estimée à 500.000 dinars par jour, outre la souffrance humaine et la détresse des familles endeuillées par ces drames de la route, qu’on aurait pu éviter...


Chokri BACCOUCHE




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com