Du côté étoilé : Paré à toute éventualité





Nous voilà, enfin, à l’ultime étape d’une saison qui n’en finissait vraiment pas. Un long et harassant parcours, ce qui explique que cette finale de la coupe intervienne à  cheval, coincée entre deux exercices, et qu’elle soit de ce fait disputée en pleine canicule. Par la faute, il faut l’avouer, d’une programmation archaïque !


Ne nous éternissons toutefois pas sur cet aspect car, heureusement pour les puristes, nous aurons droit à une confrontation qui s'annonce d’ores et déjà palpitante et tout aussi indécise, opposant deux monstres sacrés du football tunisien.


Deux témoins  qui, plus est, ont raté le championnat, et tenant de ce fait, à sauver les meubles en décrochant ce  dernier titre mis en jeu.


Pour les Etoilés, plus encore que leur adversaire du jour, il s’agit en fait d’un nouveau défi à relever, celui de vaincre dans l’adversité, sinon prendre une revanche sur le sort qui leur aurait joué un mauvais tour, puisque ratant le titre d’un cheveu au cours des dernières journées.


Comment aborderont-ils cependant cette finale ? A priori, le groupe dirigé désormais par le Suisse Michel Decastel semble reprendre confiance à l’issue de la demi-finale victorieuse de vendredi dernier. Sa présence le jour de l’apothéose, synonyme d’une grande fête, constitue, à n’en pas douter, une motivation supplémentaire pour se surpasser et se distinguer.


Rectifier le tir


Une fois la page de la demi-finale tournée, le staff technique s’est attelé à la tâche depuis le début de la semaine pour apporter les correctifs nécessaires aux quelques lacunes décalées à l’occasion du pénultième tour de la coupe.


Force est d’avouer en effet que les Rouges de la formation sahélienne ne sont pas bien huilés à l’heure actuelle, d’où ces bévues criardes  et ces erreurs monumentales commises par l’arrière-garde, conséquences directes en outre de la petite forme affichée par les deux  excentrés, Souheil Berradhia et Mehdi Meriah, relevant, il est vrai, de blessures.


Leur manque de fraîcheur aurait influé incontestablement, négativement cela s’entend, sur le rendement de leurs compères Jmel et Falhi composant la paire axiale. Au point que le duo aurait été fragilisé manquant à plusieurs reprises de lucidité et de concentration.


Ce qui explique que ces quatre jeunes hommes ont redoublé d’efforts tout au long de cette semaine afin de rectifier le tir, faisant montre d'une détermination farouche, toujours aussi animés par ce désir de surpassement.


Milieu équilibré


L’entrejeu constitue le compartiment-clé dans ce genre de confrontation, il en sera de même cette  fois encore, d’autant que l’adversaire optera vraisemblablement pour un 4-4-2. Pour les Sahéliens, on regrettera sûrement l’absence de Moussa Narry, mais le retour du Béninois Muritala Ogunbiyi donnera plus de mordant à ce compartiment. Il viendra de surcroît épauler Mohamed Ali Nafkha et Afouène Gharbi, dont la cohésion et la complémentarité ne sont plus à démontrer.


Michel Decastel opterait, dans ce cas de figure, pour une formation à vocation offensive en reconduisant le jeune Touré aux côtés de Gelson et Chermiti. Comme il pourrait sacrifier un des deux premiers pour incorporer Saco ou Tembo.


Le cas échéant, le Cap-verdien évoluera carrément en pointe sur la même ligne que Chermiti.


Formation probable


Mathlouthi, Berradia, Jmel, Felhi, Meriah, Nefkha, Ogunbiyi, Gharbi, Touré, Chermiti, Gelson.


Comme on pu le constater, Decastel reconduira la même formation qui a disputé la  demi-finale vendredi dernier face aux Stadistes du Bardo.


Seul Moussa Narry, suspendu, manquera à l'appel, il sera probablement relevé par Ogunbiyi.


Le staff technique pourrait cependant  compter en cours de jeu sur Mehdi Ben Dhifallah, Bassem Ben Nasr, Aymen Abdennour et Mossaab Sassi.


Mansour AMARA




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com