Kasserine et les prix de brut !





Les ambitions de développement de la Tunisie pourraient-elles être menacées par les pressions considérables des prix de brut sur le budget de l’Etat ?


Ce qui est certain, c’est que la Tunisie ne baissera pas les bras. Le Chef de l’Etat vient de le prouver encore une fois, lors de la dernière session extraordinaire du Conseil régional du gouvernorat de Kasserine, consacré à son développement et à l’amélioration des conditions de vie de ses habitants.


Des dizaines de décisions ont été prises, rappelant à chacun que le développement régional fait plus que jamais partie des quatre premières priorités du Président Ben Ali pour l’avenir de notre pays : nouveaux périmètres irrigués, puits, sondages, nouvelles superficies fourragères et pastorales, maintenance des points d’eau, encadrement des éleveurs, lutte contre l’érosion, projets de développement intégré, amélioration de la gestion des ressources en eau, élargissement de la zone industrielle, raccord par fibres optiques, raccord au réseau de gaz naturel, aménagement de parc national et de cité archéologique… et cette première liste est encore longue.


Car il y a une autre liste, celle directement établie sur la base des doléances des habitants de la région. De nombreuses décisions d’augmentation des journées de travail des chantiers régionaux, du nombre des allocations accordées aux familles nécessiteuses et aux personnes handicapées, du nombre des cartes de soins à tarif réduit et du nombre de bénéficiaires des interventions du Fonds national de l’emploi. Aménagement et bitumage de parcours, restauration de mosquées, octroi de bus au profit des jeunes de la région… et la liste se poursuit.


Car le Chef de l’Etat est invariablement à l’écoute des Tunisiens et des Tunisiennes de tout âge et de toute condition… et nous nous sommes laissé dire que, malgré la hausse astronomique des prix de brut, avec toutes les implications désastreuses sur nos précieuses ressources, il ne remettrait jamais en cause la Caisse de compensation dont le but a toujours été de soutenir le pouvoir d’achat des moins nantis et de préserver le niveau de vie de cette classe moyenne qui est la plus étendue en Tunisie et qui fait notre fierté.


Pourtant, la question reste entière : jusqu’à quel point parviendrons-nous à garder notre marge de développement, comme Kasserine vient d’en bénéficier, avec de tels prix allant sans doute vers les 150 dollars US le baril et au-delà, sans mettre en difficulté le budget de l’Etat ?


Manoubi AKROUT


manoubi.akrout@planet.tn




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com