En cas d’attaque contre l’Iran : Téhéran menace le Golfe de représailles





Le chef des Gardiens de la révolution, le général Mohammad Ali Jafari, a menacé hier l'ennemi de "frappes fatales" dans le Golfe si les intérêts de l’Iran étaient en jeu.


Le Quotidien-Agences


"Les gardiens sont équipés des missiles les plus perfectionnés qui peuvent porter des coups fatals aux vaisseaux et équipements navals des ennemis", a-t-il dit, cité par Fars.


Il a ajouté qu'en cas d'attaque contre l'Iran, "les tactiques (...) de guerre éclair des bateaux des Gardiens ne laisseront aucune chance de s'enfuir aux ennemis".


"Ces mots ne signifient pas que les prémices de guerre sont là mais ce sont les stratégies que nos forces armées ont préparées", a-t-il dit.


Le général Jafari avait déjà laissé récemment entendre que la République islamique pourrait fermer le détroit d'Ormuz en représailles à une attaque contre ses installations nucléaires.


"Lorsqu'un pays est attaqué, il est naturel qu'il ait recours à toutes ses capacités contre l'ennemi, et notre contrôle du Golfe persique et du détroit d'Ormuz (en) fait clairement partie", avait déclaré le général Jafari, cité fin juin par le quotidien conservateur Jam-e Jam.


Détroit d'Ormuz


Allant dans le même sens, le chef d'état-major de l'armée iranienne a averti hier que son pays fermerait le détroit stratégique d'Ormuz, par où transite environ 40% du pétrole mondial, si ses intérêts étaient en jeu, a rapporté l'agence Fars.


"Tous les pays devraient savoir que si les intérêts de l'Iran dans la région sont ignorés, il est naturel que nous ne permettions pas aux autres d’utiliser" la voie maritime, a indiqué le chef d'Etat major des armées, le général Hassan Firouzabadi, cité par l'agence.


Il a cependant souligné que la priorité de la République islamique était que "le détroit d'Ormuz soit ouvert".


Le nouveau commandant de la Ve Flotte américaine, le vice-amiral William Gortney, a affirmé hier que ses forces cherchaient à assurer la stabilité du Golfe, tout en mettant en garde contre les conséquences d'appréciation.


"Nous voulons la stabilité dans la région, et la sécurité apporte la stabilité (...). Ainsi, nous voulons nous assurer que nous ne faisons pas d'erreurs de calculs concernant quiconque dans la région et qu'ils (les autres parties) ne font pas de mauvais calculs" non plus, a déclaré le vice-amiral Gortney lors d'une rencontre avec la presse à Manama, siège de la Ve Flotte.


Le responsable américain, qui s'exprimait lors d'une cérémonie à l'occasion de la prise de ses nouvelles fonctions, était interrogé sur le risque d'un conflit armé avec l'Iran.


Fin juin, son prédécesseur avait averti que les Etats-Unis ne permettraient pas à l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz.


"Ils (les Iraniens) ne le fermeront pas (...) Ils ne seront pas autorisés à le fermer", avait affirmé le vice-amiral Kevin Cosgriff.


Le détroit d'Ormuz est une voie d'eau stratégique qui sépare l'Iran au nord du sultanat d'Oman au sud.


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Prêt à négocier mais…


L'Iran est prêt à négocier avec les grandes puissances mais sans renoncer à ses "droits" à poursuivre son programme nucléaire, a déclaré hier le porte-parole du gouvernement iranien, Gholamhossein Elham.


"L'Iran ne reculera pas sur ses droits en matière nucléaire. La volonté du peuple iranien est ferme et continuera conformément aux principes définis par le guide suprême", l'ayatollah Ali Khamenei, a déclaré Elham.


Il a fait ces déclarations dans le cadre de son point de presse hebdomadaire, un jour après que l'Iran eut répondu à l'offre faite par les grandes puissances pour l'amener à suspendre l'enrichissement d'uranium. "L'Iran insiste sur des négociations (avec les grandes puissances) dans le respect de ses droits et en évitant toute privation (de ses droits) par rapport aux règles internationales", a-t-il ajouté, reprenant la position traditionnelle de Téhéran.


Il a ajouté que l'Iran est prêt à discuter "notamment avec le groupe 5+1", les cinq membres permanents du Conseil de sécurité, Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France ainsi que l'Allemagne, "sur les points communs du paquet iranien et de l'offre des grandes puissances".


Un espoir de déblocage de ce dossier est apparu mercredi avec la publication d'un texte d'Ali Akbar Velayati, conseiller du guide suprême, plaidant pour un "compromis" entre Téhéran et les autres pays sur la question nucléaire.




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com