M.Malek Zrelli, directeur général des services vétérinaires : «Nous avons droit à des denrées alimentaires salubres»





L’opération de jumelage entre la Tunisie et la France, entamée en 2006, vient de prendre fin. Nous avons rencontré M. Malek Zrelli, directeur général des services vétérinaires au ministère de l’Agriculture et des Ressources hydrauliques. Il répond à nos questions  sur l’intérêt d’une telle opération et sur les perspectives d’avenir.


En quoi consiste l’opération de jumelage entre la Tunisie et la France ?


C’est un mécanisme qui entre dans le cadre de l’accord d’association signé entre la Tunisie et l’Union européenne en 1995. L’UE a créé des mécanismes de jumelage qui constituent un partenariat entre les deux parties. Par ce jumelage, l’objectif est d’atteindre un niveau de développement de contrôle des produits animaux et de l’hygiène publique vétérinaire. Le second objectif concerne l’adaptation de la réglementation tunisienne aux standards internationaux afin de faciliter le commerce avec l’Union européenne.


La durée du projet est de deux ans. L’opération a commencé le 13 juin 2006 et a pris fin à la même période de l’année en cours. Elle a nécessité un investissement de 1.350.000 euros et une assistance technique accrue. Durant cette période, nous avons pu offrir à nos vétérinaires 300 stages de formation et de recyclage en France.


Des stages théoriques ou pratiques ?


L’opération comprenait deux types de formation, une théorique et une autre pratique. Nos vétérinaires ont pu voir sur le terrain comment les spécialistes travaillent. Nous avons également organisé des formations à Tunis pour évaluer notre d’action à ce propos. C’est une sorte d’accompagnement et d’optimisation des pratiques de contrôle.


Les privés sont-ils concernés par cette opération ?


Cette opération est établie entre les administrations. Les privés sont concernés par d’autres projets entrant dans le cadre de la mise à niveau. Le contrôle des produits revient à l’Etat.


Comment évaluez-vous cette opération de jumelage après deux années ?


L’opération a été très bénéfique pour la Tunisie. Elle a permis de dresser l’état des lieux de notre réglementation. Nous avons maintenant des projets validés qui sont prêts à entrer dans le circuit. Nous disposons d’une étude sur l’organisation des services vétérinaires pour répondre aux besoins de la mondialisation.


Comment les nouvelles dispositions vont-elles être vulgarisées ?


Nous avons, en premier lieu, créé un site intranet qui publie toutes les informations concernant ce projet mais aussi les différents rapports. Nous avons acquis, dans le cadre du projet, des centaines de PC et des serveurs. C’est d’ailleurs l’unique acquisition de matériels liée au projet. Le site intranet sera prochainement transformé en site Internet qui sera mis à jour régulièrement. Il comportera toutes les législations et toutes les informations et surtout une veille documentaire sur tout ce qui se publie dans le monde concernant notre domaine.


Que retenez vous de cette expérience ?


Je dirai que nous pouvons classer les services vétérinaires en deux groupes. Pour ce qui est mollusques, coquillages et volailles, je peux vous assurer que nous n’avons aucun problème. Nous sommes en train d’exporter sans aucune difficulté. Par contre, beaucoup de travail reste à faire dans les autres domaines à savoir le lait, la viande, les yaourts, le fromage. La tâche nous incombe à nous principalement mais également aux autres ministères concernés. Elle incombe aussi aux consommateurs qui doivent nous aider. La question comporte des aspects socioéconomiques qui doivent être réglés efficacement par des reconversions adéquates. Car, finalement, nous avons droit à des denrées alimentaires salubres.


Entretien réalisé par


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com