En marge de la finale : Ce n’était pas la fête !





Une finale, c’est généralement une fête, ce qui n’était pas tout à fait évident samedi dernier, à Radès à cause, parfois, d’un excès de zèle et, paradoxalement d’un manque de zèle pour d’autres situations.


On a pris l’habitude de voir le stade de Radès plein comme un œuf le jour de la finale. Même avec le CSHL, le S.T., l’E.S.Z. et le C.A.B. comme finalistes, le public a souvent répondu à l’appel et un stade aussi joli que celui de Radès vit de ces rendez-vous inoubliables tout en offrant le cadre idéal pour une fête du football. Samedi, les finalistes avaient pour noms l’Espérance et l’Etoile. On ne pouvait alors imaginer un tel sommet, en finale de surcroît, attirer à peine trente cinq mille spectateurs alors que, de source officielle, on nous affirme que quarante-huit mille billets ont été mis en vente. Ce qui est encore plus étonnant, c’est que les gradins étaient peu garnis même du côté espérantiste alors que tous les billets ont été vendus  et que le «marché noir» a bien fonctionné la veille de la finale.


Alors, que s’est-il passé ? Où étaient passés les billets?


A-t-on réellement mis en vente quarante-huit mille billets? A-t-on décidé, par des mesures de sécurité - ce qui est toujours discutable - de réduire le nombre de billets aux guichets ? Les interrogations ne manquent pas, mais nous risquons de ne pas avoir une réponse convaincante.


Autre mauvaise surprise, l’organisation de la cérémonie de remise de la Coupe. Dans la tribune d’honneur, on a vu passer des joueurs, des entraîneurs et des dirigeants, ce qui est tout à fait normal, mais il y avait également des intrus et des supporters qui ont même osé poursuivre le même itinéraire que les joueurs sans que personne ne bronche ! Des médailles ? On n’en a vu que deux, une pour le capitaine espérantiste et une autre pour... un supporter sang et or infiltré on ne sait comment dans la file des joueurs ! Pas de médaille pour les autres joueurs, une cérémonie express avec une remise officielle de la Coupe et... une foule en délire dans la tribune autour de la Coupe quinze secondes après la remise ! C’était la pagaille et ce qui s’est passé est inacceptable. Avec  un minimum d’organisation et de bon sens, de tels écarts ou désordre auraient pu être évités. Une finale de Coupe mérite plus d’égard et  de sens de l’organisation. Samedi, on a même eu l’impression que les organisateurs avaient hâte de voir la fête se terminer le plus vite possible. Ils pouvaient le faire autrement, avec plus de respect pour le public et les  acteurs de la finale.


Kamel ZAIEM




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com