Cisjordanie : Le bouclage de Nilin maintenu pour le quatrième jour





Le Quotidien-Agences


L'armée israélienne a prolongé pour une quatrième journée le bouclage de la localité cisjordanienne de Nilin, selon un responsable militaire israélien et un habitant du village.


Le couvre-feu impose aux habitants de ne pas sortir dans la rue, et ce 24 heures sur 24. Il a été imposé en réaction aux violentes manifestations organisées depuis vendredi contre l'édification de la "barrière de sécurité" israélienne, qui doit isoler Nilin.


La construction de la barrière, qui alterne murs de béton et clôtures métalliques de barbelés, a été entamée en 2003. Elle doit selon Israël empêcher les attentats suicides d'activistes palestiniens.


L'édifice contourne les implantations juives en Cisjordanie et sépare certains villages des cultures que leurs habitants exploitent.


Il y a quatre ans cette semaine, la Cour internationale de justice de La Haye a jugé cette barrière de 720 km illégale, mais selon les Nations unies cette décision a été ignorée par les autorités israéliennes.


Un porte-parole de Tsahal a déclaré qu'au cours du mois écoulé, huit membres des forces de l'ordre israéliennes avaient été blessés ainsi que deux ouvriers travaillant sur la barrière, lors des manifestations survenues à Nilin, près de Ramallah.


Salah Khawaja, un habitant de Nilin qui dirige le "Comité de Nilin de résistance à l'édification du mur", a confirmé à Reuters que le couvre-feu imposé vendredi était toujours en vigueur.


Il a ajouté que les militaires avaient tiré lundi des gaz lacrymogènes et des grenades éblouissantes, ce qu'a démenti un porte-parole de l'armée.


Une cinquantaine d'habitants ont été intoxiqués ou blessés dimanche par des tirs de gaz lacrymogènes et de balles en caoutchouc, lors d'émeutes qui ont également fait un blessé dans les rangs israéliens.


Selon Khawaja, les habitants de Nilin ont pu sortir de chez eux pendant deux heures environ, lorsque l'armée s'est brièvement retirée du village dimanche soir.

Les soldats ont laissé des tracts annonçant le maintien du bouclage aussi longtemps que les violences se poursuivront, a-t-il ajouté.


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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com