La montagne accouche d’une souris





Les ONG n’ont pas manqué d’exprimer leur déception face aux conclusions du G8 réuni pour débattre des problèmes majeurs de la planète et de proposer pour la circonstance les solutions adéquates. Le G8 a cru opportun de réfléchir à l’avenir de la planète en termes très vagues sans préciser les moyens de réaliser cet objectif ambitieux. Qui plus est, ils ont appelé «les grandes économies émergentes à s'engager dans cet effort afin de combattre le réchauffement climatique». Comment ces pays peuvent-ils combattre le réchauffement climatique alors qu’il sont confrontés à des problèmes. Ils délaissent ainsi le problème qui donne le tournis à toutes les économies de la planète, particulièrement celles des pays émergents. A savoir la flambée vertigineuse des produits dérivés du pétrole et pour lequel ils assument sans exception une grande responsabilité.


L’augmentation cyclique du brut n’est pas le fruit du hasard ni le fruit de l’évolution, mais d’une politique délibérée de certains spéculateurs qui travaillent pour la concrétisation d’obscurs agendas. L’on sait pertinemment que les prix de tous les produits d’une manière générale sont décidés par l’offre et la demande qui déterminent à elles seules les cours du marché. Pour le cas précis des produits pétroliers, l’offre a été marquée par une stabilité habituelle tandis que la demande n’a pas évolué d’un iota. On n’a pas besoin d’être un expert en matière d’économie pour conclure qu’il existe quelque part des manœuvres frauduleuses voire dilatoires. En effet, selon des spécialistes, tout se trame dans un bureau de spéculation à Londres. C’est lui qui se charge de dérégler le marché de l’offre et de la demande pour faire monter les prix à sa guise dans le cadre d’une logique qui nous échappe.  


En fin de compte ce sont les pays émergents, censés, selon les conclusions du G8, «s'engager dans cet effort afin de combattre le réchauffement climatique» qui paient la facture finale.


Il est vrai que le devenir des générations futures, et particulièrement aux horizons de 2050, constitue une responsabilité collective ; mais cette responsabilité implique d’abord une vision perspicace des problèmes actuels et immédiats.


Lotfi TOUATI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com