C.A. – Djoliba (0 – 0) : Pas pénalisant du tout





La parité blanche concédée ou arrachée (c’est selon) par le CA, peut, finalement, être perçue comme un moindre mal. Très courts sur le plan physique, les Tunisiens furent impuissants face à la belle maîtrise technique des Maliens.


Ceux qui appréhendaient ce match n’ont pas eu tort. D’abord parce que le football malien a toujours forcé le respect, ensuite au vu de l’hiatus au niveau de la compétitivité entre un CA en pleine intersaison, n’ayant dans les jambes qu’un seul match amical, et un Djoliba bien en jambes, après 19 journées de championnat local. Et ce n’est pas tout dans la mesure où, hormis la pimpante forme physique des Maliens il y a lieu de mettre en exergue leur appréciable maîtrise technique, qui leur a permis de dominer l’entrejeu. Au niveau de cette zone médiane, ils réalisèrent une circulation de la balle des plus fluides, avec des passes courtes et une foudroyante accélération dans les 30 derniers mètres. Une fois le ballon perdu, ils exercent un pressing haut qui a littéralement asphyxié les Clubistes, contraints de procéder par de longues transversales, la manœuvre offensive étant ankylosée dès le départ. Un cran au-dessous sur le plan physique, les Tunisiens ont pâti, aussi, de l’indigence du potentiel humain, à la suite de la cascade de forfaits pour diverses raisons, dont, le plus pénalisant, celui de Mouihbi, suspendu. C’est ainsi que le compartiment défensif a fait preuve de flottement, notamment le flanc droit où Aouadhi, pivot de son état, a paru très mal à l’aise à la lumière de ses problèmes de placement, n’ayant jamais trouvé ses repères. D’ailleurs, les Maliens se sont bel et bien aperçus de cette lacune et les Yaya Coulibaly, Souleïmen Dembélé et Lamine Diawara, ont axé la plupart de leurs manœuvres sur ce côté-là, constamment déserté. En outre l’axe central a beaucoup vacillé sous les coups de boutoir des attaquants adverses, en particulier Souissi très hésitant. Venons-en à l’entrejeu clubiste, habituellement le point fort de l’équipe.


D’une part, le quatuor, Ouertani, Yahia, Sellami et Ghannem, fut très emprunté, de l’autre, il dut subir la loi d’un milieu adverse où le mixage physique-technique a excellemment fonctionné. En attaque, Dhaouadi a donné à voir des limites physiques évidentes, alors que Osagi fut très brouillon, ne sachant trop comment se positionner et ne comptant que sur ses chevauchées, désordonnées et infructueuses du reste.


Par ailleurs, en technicien averti, Ben Chikha s’est rendu compte qu’un nul blanc, dans les circonstances réelles du match, n’était pas une mauvaise affaire, comme l’atteste le remplacement d’un attaquant (Dhaouadi) par un milieu (Hmem) dès la 64’, à la suite d’une terrible domination malienne, ponctuée par des opportunités de marquer on ne peut plus nettes. Le coach clubiste, en renforçant son entrejeu, a songé, en premier lieu, à ne pas encaisser de but. Il est vrai que les Clubistes auraient pu forcer le destin, à l’image du tir de Ghannem sur la transversale, mais une réelle percussion offensive faisait plutôt défaut, comme l’a prouvé, de surcroît, Rhifi, qui a supplanté Osagi et rivalisé avec ce dernier en maladresses. Pour abréger, les Tunisiens auront l’occasion de se racheter, puisqu’un but à l’extérieur leur sera d’un grand apport. Dans cette optique, Ben Chikha a deux semaines devant lui pour apporter les correctifs qui s’imposent, avec une belle carte à optimiser, à savoir le retour de Mouihbi à la compétition.


Wahid SMAOUI




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Source: LeQuotidien: lequotidien-tn.com