Larbi Mejri : «Face à l’E.S.S., il faudra marquer d’entrée»
Après une bonne période à l’ombre de Kasraoui, Larbi Mejri revient samedi au premier plan et gardera les bois de l’EST contre l’ESS. Son heure est-elle venue pour briller de nouveau ?
Après une longue attente, l’heure de Larbi Mejri a-t-elle sonné ?
Je l’espère bien. En tout cas, j’ai toujours été prêt à remplir ma mission. J’ai gardé la cage à cinq ou six reprises cette saison et en tant que joueur professionnel je dois être là pour servir au moment où on a besoin de mes services.
L’inactivité a-t-elle influé négativement sur votre niveau ?
Je ne le pense pas. A l’entraînement, je donne le meilleur de moi-même et j’espère avoir aujourd’hui le niveau requis pour défendre la cage espérantiste en l’absence de Kasraoui.
Justement, vous serez titularisé samedi face à l’ESS. Comment se présente pour vous ce match avec la défaite de l’aller ?
Bien sûr un match face à l’ESS est toujours motivant. Malgré le passif de deux buts on fera tout pour renverser la vapeur en notre faveur. Il suffit de marquer un but d’entrée pour que la qualification se profile à l’horizon. En football tout demeure possible et bien des situations compromises se sont transformées rapidement en triomphe.
Ces derniers temps on parle beaucoup du problème de gardiens de but en Tunisie. On posséderait de bons, mais pas de grands keepers. Un commentaire…
Il s’agit selon moi d’une question de forme, comme cela arrive aux joueurs de champ. Le poste de gardien est délicat. Toute erreur est synonyme de but car il n’y a personne derrière pour corriger. Et puis les erreurs n’épargnent personne. Regardez le gardien Cech considéré comme le meilleur à son poste et qui a commis une bourde lors du dernier Euro 2008. Il faut donc posséder une grande force de caractère pour ne pas douter de ses moyens et résister aux critiques qui visent souvent ceux qui sont au premier plan.
Comme c’est le cas de Kasraoui ou Mathlouthi ?
Ce sont deux très bons gardiens qui connaissent un passage à vide mais qui devraient retrouver vite leurs sensations. Et puis un bon gardien de but atteint son meilleur niveau à 28 ou à 29 ans. Personnellement, je n’ai que 23 ans et je sais que j’ai encore beaucoup à apprendre. L’essentiel c’est d’être solide mentalement pour ne pas gâcher sa carrière.
Propos recueillis par
Jamel BELHASSEN

